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 Confidences sur l'Assiette [PV Timothy K. Lennox]

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Sidney J. Pond

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MessageSujet: Confidences sur l'Assiette [PV Timothy K. Lennox]   Sam 9 Juin - 13:53


Dans l'épisode précédent...:
 

Il fallait absolument que je te contacte Eriksen.

Mon cœur s’était mis à battre un peu trop fort dans ma poitrine alors qu’une alarme sonnait durement à l’intérieur de mon crâne. Je n’avais plus que quelques jours pour perfectionner ma technique et revoir l’ensemble de mes connaissances.

Quelques jours seulement. En aucun cas je ne pouvais y parvenir seule, étant donné l’état dans lequel j’étais. D’une part, je mourais de faim ; de l’autre, il me fallait une stimulation extérieure. Et ce n’était certainement pas Timothy qui allait me la fournir.

Non, lui, c’était plutôt la case détente. La case détente casse-burnes, même, si vous voulez mon avis. Parce que purée ce qu’il pouvait me fatiguer. Avec ses grands airs de je-m’en-foutiste complet et cette manie qu’il avait de penser me connaître. De temps en temps, il me lançait une phrase qui semblait, au premier abord, anodine ; mais il suffisait qu’il accompagne sa déclaration d’un regard – ce regard précisément – pour que je comprenne que ses paroles étaient en réalité lourdes de sens.

Comme là, par exemple. Il m’avait intimé de finir ma « crise existentielle », sur le ton de l’humour, bien évidemment. Mais un coup d’œil m’apprit instantanément qu’il ne plaisantait pas tant que ça. Je levai un sourcil amer, sur le point de lui balancer une réplique cinglante, lorsque j’aperçus une lueur étrange dans son regard. Une lueur qui, visiblement, avait toujours été là. Mais une lueur que je venais seulement de saisir, après des années de fréquentation.

Il s’inquiétait ?!

Troublée, je ne pipai pas mot et le dépassai pour rejoindre l’enceinte du château. Décidément, cet après-midi était on ne peut plus insolite. Tout d’abord, j’avais galéré à faire apparaître quelques Patronus. Ensuite, je m’étais mise à pouffer d’une manière qui ne me ressemblait aucunement. Et voilà que je ne relevais pas alors que Lennox m’offrait des occasions en or de le descendre ! Qu’est-ce qu’il m’arrivait, par Merlin ?! Je devais être malade, c’était indubitable.

Les sourcils froncés, j’avançais devant lui sans un regard, traçant mon chemin machinalement. Mes pas résonnaient dans le Hall d’Entrée. J’ignorai superbement le Grand Escalier et pris la porte située à sa droite sans plus tarder. Nous longeâmes ainsi le couloir silencieusement – enfin, nous, sûrement ; je supposais que Tim était toujours derrière moi, mais j’étais tellement concentrée à ne pas laisser paraître mon trouble que je n’y faisais pas réellement attention. Nous finîmes par arriver devant un tableau représentant une corbeille de fruits, et j’inspirai profondément dans l’espoir de me remettre les idées en place. Bon sang, Pond, ressaisis-toi !

Connaissant les lieux par cœur, j’entrepris de chatouiller la poire qui se mit à rire avant de prendre l’apparence d’une poignée. Posant une main délicate dessus, je tournai la tête vers Tim – qui était toujours derrière moi – et lui adressai un clin d’œil significatif.

Et oui, mon petit Blaireau, tu n’étais pas le seul à connaître l’accès aux cuisines de Poudlard. C’était la première fois que l’on s’y rendait ensemble, et j’étais certaine qu’il ne s’attendait pas à ce que je sois au courant du passage, d’autant plus qu’en Préfète, il m’arrivait – par mégarde – d’avoir un comportement exemplaire. Mais ces années de révisions intenses creusaient l’estomac et forçaient à l’imagination ; j’avais bien fini par trouver comment on ouvrait cette fichue porte par moi-même.

Les cuisines nous accueillirent chaleureusement, malgré l’absence de victuailles sur les longues tables situées pile en-dessous de celles de la Grande Salle. Une quantité innombrable de casseroles, de poêles et de marmites en cuivre reposait le long des murs, leur propreté immaculée semblant nous toiser d’un regard critique. Je pouvais presque les entendre me rabâcher les oreilles : « ce n’est pas l’heure de manger, Sidney ! » ; « quelle idée de venir s’empiffrer au milieu de l’après-midi… » ; « estime-toi heureuse d’avoir un corps de lâche et de pouvoir manger autant sans grossir, ma vieille ! ».

Levant les yeux au ciel, je me hissai sur une table et adressai un signe de tête en guise de salutations à un elfe de maison qui passait par là. Ce dernier m’apporta in extremis un bol de fruits et le posa à mes côtés, et je me dépêchai de saisir une pomme dans laquelle je m’empressai de croquer. Il fallait bien commencer par une entrée, non ?

Redirigeant mon attention sur Tim, j’avalai ma bouchée en le détaillant du regard. Son visage était beaucoup trop joyeux. C’était suspect.

Les mots franchirent mes lèvres malgré moi, prenant forme à travers une voix étonnamment douce :

-
Alors… Tu as laissé tomber, hein ? demandai-je d’un air entendu.

Il s’agissait plus d’une affirmation que d’une réelle question. Je n’avais en aucun cas l’intention de l’agresser ou de le couvrir de reproches ; j’étais plutôt dans la constatation. L’acceptation, peut-être, même. Ou, du moins, je m’en approchais. Après tout, il était assez grand pour décider de lui-même. Je me devais d’accepter, par moments, que je n’étais pas sa mère, et qu’il me fallait déposer les armes. C’est ainsi que je lui adressai un regard bienveillant lui signifiant qu’il pouvait parler sans crainte de se faire sermonner. Parole de Pond.

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Timothy K. Lennox

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MessageSujet: Re: Confidences sur l'Assiette [PV Timothy K. Lennox]   Sam 9 Juin - 15:40



Elle décide de prendre les devants, de façon plus ou moins définitive, en direction des cuisines du château. J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi elle ne marche pas à côté de moi. D'ailleurs, sans arriver à discerner si elle le fait volontairement ou non, elle arrive à presser le pas dès que je m'approche un peu d'elle. Du coup, je me remets en question, indubitablement : est-ce que c'est de ma faute ? Est-ce que j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Pourtant, je lui ai déjà dit ce genre de choses sans même que cela ne la tracasse. J'avoue avoir un peu de mal à l'analyser, pour le coup. Peut-être que ce sont bel et bien ces examens à la con qui foutent en l'air son groove naturel, allez savoir. Au bout de quelques dizaines de mètres, j'abandonne l'idée de la rejoindre et me résous à continuer de marcher quelques pas derrière elle. Peut-être, en fin de compte, qu'elle est un peu trop stressée pour laisser quelqu'un, même moi, empiéter impunément sur son espace vital. J'insiste pas. De toute façon, il ne fait jamais bon insister avec celle-là. Il vaut mieux laisser couler. C'est d'ailleurs peut-être pour ça qu'on se fréquente : elle aime avoir son indépendace et sa liberté, et je ne suis pas vraiment du genre à réclamer toute l'attention d'une personne pour moi tout seul. Par conséquent, chacun s'y retrouve.

Après quelques foulées qui n'auront pas manqué de creuser davantage les trous béants situés dans nos estomacs, nous voilà à l'entrée du château. Nous ne sommes plus qu'à quelques pas des cuisines. La preuve que l'on ne s'y attarde pas est que je ne sens aucune odeur de nourriture en entrant. C'est l'heure creuse de la journée : pile entre le repas de midi et celui du soir. A peine entrés, nous nous dirigeons vers le couloir menant aux cuisines et empruntons celui-ci, d'un pas ferme, décidé, et affamé. Sid est toujours devant, à sa place de leader qu'elle aura prise plus ou moins sans me consulter, et que je l'aurai laissée prendre puisqu'au fond, ça ne me dérangeait pas plus que ça. De toute façon, il y aurait bien un moment où je prendrais les devants, ne serait-ce que pour ouvrir les portes menant au garde-manger : une grande fresque représentant une nature morte et dont les pièges étaient plus ou moins nombreux pour éviter les visiteurs indésirables d'y pénétrer. Que je me souvienne...

Citation :
Le raisin fil' de l'urticaire,
La pomme fait éternuer,
La poir' ouvre la barrière
Et les pêch' donnent la diarrhée.

D'ailleurs, ce n'est pas très hygiénique de mettre un tel mécanisme de défense à l'entrée d'une cuisine, si vous me posez la question. J'ai appris cette sorte de comptine octosyllabique et mnémotechnique de la part d'un ancien Gryffondor qui avait l'habitude de se rendre aux cuisines pour prendre un fruit ou deux et qui avait accepté de partager son savoir avec moi avant de quitter l'école. J'éprouve une sorte de fierté à savoir cela, ça me donne quelque chose en plus par rapport à la plupart des autres élèves. Quelle n'est donc pas ma surprise quand je m'aperçois, horrifié, que Sidney connait elle aussi l'astuce !? Même si j'ai un bref moment de stress quand je la vois diriger sa main vers la fresque, de peur qu'elle gratouille les pêches démoniques, je m'aperçois qu'elle connait le truc aussi bien que moi. Et quand elle se décide enfin à me lancer un regard, c'est pour se foutre de moi et me montrer que je peux savoir plein de trucs, elle en saura toujours plus. Je grimace, grossièrement, secrètement admiratif mais aussi ouvertement amer de voir que je ne pourrai pas l'impressionner avec mon savoir empirique.

Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait la nourriture. Nous entrons donc dans les cuisines. Toujours impeccables, comme à leur habitude. Il y a bien une chose qu'on ne peut pas reprocher à la direction de l'école, c'est qu'elle respecte scrupuleusement les directives liées à l'hygiène des lieux de restauration. Pas que je les connaisse par coeur, loin de là, mais dans le monde moldu, j'ai traîné dans un tas de restaurants bien plus sales. Même chez moi, ce n'est pas aussi propre. Je m'arrête même pour scruter une casserole en cuivre, dans laquelle j'aperçois mon reflet deformé. Je commence à faire quelques grimaces, sans même m'en apercevoir. Quand, finalement, je m'aperçois que je fais effectivement la tronche à un ustensile de cuisine, je ne peux m'empêcher de rigoler. Quand je daigne rapporter mon regard sur la rouquine, celle-ci s'est déjà emparée d'une corbeille de fruits. Elle y prend une pomme dans laquelle elle croque vigoureusement. Je tire la langue tout en fronçant les sourcils. Tu parles d'une collation ! Un fruit !? Sans même demander la permission à qui que ce soit, je me mets à fouiller un ou deux buffets le long desquels pendent des saucissons et autres victuailles définitivement plus gourmandes et nourrissantes qu'un pauvre fruit. Pas de pastrami en vue. Intérieurement, je peste contre cette école qui n'a pas compris la succulence de cette préparation à base de boeuf. En regardant sur ma gauche, j'aperçois un elfe de maison qui me regarde comme s'il voulait lui-même me bouffer. Je me rends compte que je me sers un peu comme je le veux. Je me relève tout en fermant soigneusement, et honteusement, la porte du buffet. Je me dirige vers la corbeille de fruits et, à contrecoeur, m'empare d'une poire qui y reposait. Je croque dedans satisfait, malgré tout, d'avoir quelque chose à grignoter. Même si ce n'est pas du pastrami.

Je regarde mon interlocutrice, bien que le mot semble exagéré étant donné qu'elle n'a pas daigné désserrer les lèvres depuis que nous sommes arrivées. Je la rejoins et je m'asseois à côté d'elle, la poire coincée dans mes incisives, ce qui ne manque pas de rappeler le cochon fumé, gueule ouverte dans laquelle on fourre une pomme pour que ça fasse plus joli. Je la retire après en avoir pris une bouchée raisonnable. Finalement, Sid m'adresse la parole. Evidemment, pour parler des examens. Plus précisément, de mes examens. Elle me demande si j'ai abandonné. Je souris. Pour abandonner quelque chose, il faut l'avoir commencé. Ce n'est pas précisément mon cas puisque je ne me souviens partiquement plus de la dernière fois que je me suis enfermé dans une bibliothèque pour feuilleter un manuel de Défense Contre les Forces du Mal ou de Potions. J'ai éventuellement deux trois flashs qui me reviennent. Pour sûr, mes dernières révisions sérieuses remontent à l'hiver. J'avale tant bien que mal ce que je suis en train de mastiquer depuis une bonne minute avant de prendre la parole. Question de savoir-vivre.

"On peut dire ça comme ça. C'est surtout que j'arrive pas à m'y mettre, c'est chiant."

C'est vrai que c'est chiant. Et les choses chiantes ont vite tendance à me passer sous le nez, tout ça sans regrets. Je préfère me balader et m'entraîner au Quidditch, éventuellement m'occuper des bestioles qui entourent le château. Elle, je n'ai pas vraiment besoin de lui demander si les révisions se passent bien ou pas. D'ailleurs, je n'en ai même pas envie : elle travaille bien assez pour que je la bassine davantage avec ça. Je préfère lui parler d'autre chose, même si elle doit avoir du mal à y penser, justement, à autre chose, avec tous ces examens qui s'approchent.

"De toute façon, même si je m'y mettais maintenant, j'aurais pas les moyens de remonter la pente. Autant attendre l'année prochaine."

Cette phrase sort un peu mécaniquement. Comme si j'allais faire beaucoup plus l'année prochaine. Je n'y crois même pas, et je doute que la rouquine accorde ne serait-ce qu'un peu de crédit à cette affirmation. Elle connaît mon tempérament et mes talents confirmés de procrastinateur. Assez parlé de moi, cela dit.

"Dis, j'exige de savoir comment tu connais le coup de la porte. Qui c'est qui t'a dit comment il fallait faire !?"

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Sidney J. Pond

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MessageSujet: Re: Confidences sur l'Assiette [PV Timothy K. Lennox]   Lun 11 Juin - 20:21


Il avait fini par me rejoindre. Une poire entre les dents, il s’était assis à mes côtés ; et moi, eh bien, je reprenais mes esprits. Fataliste qu’il était, il me mit au courant de ses plans concernant les examens. Un redoublement était donc à prévoir. Je déglutis difficilement ma pomme, peu fière. Sa réussite me tenait tout de même à cœur, pour la simple et bonne raison que, quelque part, j’avais pris ce gamin sous mon aile. S’il laissait tomber, c’était que je n’avais pas fait un assez bon boulot pour lui faire bouger sa jolie paire de fesses.

Pour être parfaitement honnête, je ne voyais pas l’intérêt de refaire son année. C’était pas comme s’il allait fournir plus d’efforts… A moins que je ne me décide de lui foutre des baffes jusqu’à ce qu’il s’attelle au travail, histoire d’avoir ses B.U.S.E. de justesse. Ce serait déjà ça de gagné.

De toute façon, il n’aurait pas le choix.

Il changea de sujet aussitôt, ne me laissant pas le temps de riposter. Ca lui ressemblait bien, ça ! pensai-je. Eviter les sujets qui fâchent, du Timothy tout craché.

-
Dis, j’exige de savoir comment tu connais le coup de la porte. Qui c’est qui t’a dit comment il fallait faire !?

Je ris doucement devant sa naïveté. Il pensait sincèrement que quelqu’un m’avait donné le secret permettant d’accéder aux cuisines ? Non seulement il se fourrait le doigt dans l’œil, mais en plus, il me sous-estimait. Non, non, j’avais trouvé le coup de la poire toute seule, à force d’essais. C’était d’ailleurs un souvenir sur lequel je préférais ne pas m’attarder ; mon estomac s’en rappelait encore. Foutues pêches.

-
Disons qu’être Préfète a certains avantages, souris-je.

Mentis-je, plutôt.

-
Je plaisante. Je connais l’astuce depuis ma deuxième année.

A
h, la faim et ses effets… Je comptais bien garder l’histoire de ma toute première escapade aux cuisines pour moi. Il fallait bien que je garde un peu de mystère ! Aussi, je lui adressai un clin d’œil malicieux mais ne répondis pas, hilare. Si vous pouviez voir sa tronche… !

Sentant qu’il ne lâcherait pas l’affaire aussi facilement, j’optai à mon tour pour un changement de discussion stratégique. Lui assenant un coup de coude amical, je lui fis part de ce qui me trottait en tête depuis un moment déjà :

-
Au fait, en parlant de Préfets. Je faisais ma ronde la semaine dernière, et j’t’ai vu te faufiler hors de ton dortoir en plein milieu de la nuit. Qu’est-ce tu trafiquais, sale cachottier ? Et ne pense même pas à essayer de mentir.

C
ela faisait quelques temps que l’on n’échangeait plus trop. Et bien que je passais mon temps à me plaindre de ses jérémiades, je devais avouer que ses histoires rocambolesques me manquaient un peu. Je le soupçonnais d’enjoliver quelques fois ses anecdotes dans le but de se rendre un peu plus intéressant, mais j’étais bon public, bien que je ne le montrasse pas. Mais ce n’était pas parce que je ne relevais rien que je n’écoutais pas avec attention ce qu’il me racontait. Et c’était bien le seul, d’ailleurs, que j’écoutais avec attention lorsqu’il me faisait part de ses états d’âme. A cette pensée, je levai les yeux au ciel intérieurement. Par Merlin, il fallait que j’arrête de fréquenter ce garçon.

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MessageSujet: Re: Confidences sur l'Assiette [PV Timothy K. Lennox]   Mar 12 Juin - 23:30



A peine ma poire finie, je me mets en quête d'une serviette pour essuyer ma main. Je descends de la table sur laquelle j'étais assis jusqu'alors, juste à côté de mon amie au Serpent, et j'arrive rapidement à trouver l'objet de mon désir. Je m'essuie les mains avant de poser la serviette là où je l'avais trouvée et de retourner là où j'étais. Sid est assise, et je me retrouve debout devant elle. Elle décide de répondre à ma question d'une matière toutefois très évasive. Certes, elle connait la soi-disant "astuce" depuis plus de trois ans, ça a le mérite d'être clair. Mais ce qui m'intéresse vraiment, c'est de savoir comment elle l'a découvert : un autre élève qui a vendu la mèche pour se rapprocher d'elle ? Ca ne m'étonnerait pas, bien qu'il ait du s'y casser les dents (presque littéralement) ? Un don pour l'espionnage qui lui aura permis d'entendre des cuisiniers en parler ? Ou alors, option la moins glamour, elle avait découvert l'astuce "à la dure", à force d'essais plus ou moins fructueux ? Je préfère ne pas imaginer la troisième option, parce que c'est franchement sale, quand même. Deuxième chose qui me gêne dans ce qu'elle dit, c'est que je me rends compte qu'elle connait le mécanisme d'ouverture de la porte depuis plus longtemps que moi : je n'ai appris tout ça que l'année dernière. Avant, je tentais tant bien que mal de faire mes stocks de nourriture en m'en mettant littéralement plein les poches pendant les repas du midi et du soir. Et moi, vilain garnement que je suis, je n'avais pas réussi à découvrir le secret avant la sage Sidney Jane Pond. Un léger goût d'amertume vient se poser sur mon métaphorique palais, tant je me sens dépassé. Je prends malgré tout l'air de rien : le montrer aurait le goût de la victoire pour cette satanée rouquine, et c'est quelque chose pour laquelle je ne suis pas encore prêt. Je prends donc mon air de "je l'savais", histoire de lui faire comprendre que je l'savais déjà.

A peine en avons-nous terminé avec cet épisode qu'elle part déjà sur autre chose. En effet, elle me fait remarquer que je ne suis pas très discret pendant mes sorties noctures, sorties par essence non-autorisées. Cela ne m'empêche pas de les faire, bien sûr. Je n'ai jamais eu le talent de me cantonner aux règles, même les plus explicites et les plus répressives. Un héritage de mon père, sans doute. Je me rassure en me disant, comme le paternel, que ça disparaîtra peu à peu avec l'âge et les responsabilités qui arrivent. Elle me demande ce que je faisais de sortie ce soir-là. Pour peu, je pourrais commencer à croire qu'elle veut m'engueuler, limite me rapporter aux autorités compétentes. Bien sûr, il n'en est rien. Elle pourrait me le reprocher, bien sûr, c'est encore ce qu'elle sait faire de mieux. Mais si elle voulait me dénoncer, elle l'aurait déjà fait. Le simple fait que je n'aie pas été obligé de me rendre dans le bureau du directeur pour un sermon carabiné prouve que ce n'est pas le cas. Je lui adresse un de mes fameux sourires. Oh, elle les connaît, ceux-là, je vous le garantis. Ces sourires sont un très savant cocktail d'auto-satisfaction et d'allure de défi. J'ai d'autant plus la banane que je sais qu'elle déteste ces sourires-là, même s'il lui arrive de ne pas pouvoir s'empêcher de sourire. Question de mimétisme, sans doute. Elle me demande ce que je fais ce soir-là à me faufiler dans les couloirs. Ce qui m'étonne, dans tout cela, c'est qu'elle ne m'ait pas filé pour le découvrir. Sans doute était-elle trop occupée à autre chose pour se permettre de s'occuper seulement de moi. Après tout, même si elle m'avait filé, elle n'aurait rien fait : ç'aurait été du temps gâché à pas grand-chose.

"Oh, rien de spécial."

Je souris encore plus, j'ai l'impression que mes joues vont éclater tant mes zygomatiques sont tendues. Sid déteste quand je suis évasif alors qu'elle a demandé une réponse précise et honnête. Ca se voit sur son visage, d'ailleurs. Je ne devrais d'ailleurs pas tenter ma chance de façon aussi insolente : elle serait capable de me le faire regretter avec l'une de ces crasses dont seule elle a le secret. De toute façon, j'ai prévu de lui répondre. Mais j'aime bien la faire mariner un peu. Pourquoi ? Parce que c'est super drôle, pardi !

"J'ai fait... des trucs."

Après tout, a-t-elle vraiment besoin de savoir ce que je faisais ce soir-là dans ce château ? Ce n'est même pas si spectaculaire que ça en a l'air. Quand je sors tard, ce n'est pas pour préparer une mauvaise farce à un professeur ou à un élève que je n'apprécie pas. Pas toujours, en tout cas. Cette nuit, pour sûr, je n'ai pas préparé de piège pour qui que ce soit. Promis, juré, craché.

"En tout cas, ça me désole de voir à quel point tu te méfies de moi... Si je suis dans les couloirs, c'est forcément pour préparer un mauvais coup ! Tu sais que tu peux être blessante avec ces allégations diffamatoires ?"

Tu parles. Dès que je commence à causer comme un bouquin, c'est que je suis forcément suspect. Et la rouquine le sait. Et je sais qu'elle le sait. Et elle sait que je sais qu'elle le sait, ce qui rend ma défense volontairement appuyée. Parce que j'ai envie qu'elle imagine que j'ai dynamité ce château jusqu'aux fondations. Mais je veux attendre qu'elle bouillonne, pour qu'ensuite elle relativise. Si je lui disais tout de go, elle pourrait croire que je me soumets à sa volonté de fer trop facilement. Et ce serait extrêmement néfaste à ma volonté de conserver ma réputation de petit con effronté au conflit facile.

"J'suis sûr que tu meurs d'envie de l'savoir, hein ?"

J'éclate de rire, tant et si bien que je me plie en deux. Je tente ma chance, au risque qu'elle me saute dessus pour me coller un coup de pied au derrière, m'enjoignant physiquement à révéler tout ce que je sais. M'en fous, c'est DRÔLE. Je me redresse après avoir repris mon souffle et je la regarde droit dans les yeux. Son visage annonce la tempête. Peut-être que je devrais le lui dire finalement. De toute façon, j'ai trop teasé : ce que j'ai fait cette nuit-là n'a vraiment rien de rocambolesque, loin de là.

"J'avais du mal à dormir du coup je suis allé me balader près des serres. J'ai croisé deux préfèts d'ailleurs, mais toi je t'ai pas vue. C'est dommage, y a une belle vue en haut des serres les nuits de pleine lune. J'suis sûr que tu aurais aimé."

Oui, moins rocambolesque que la fois où j'ai discrètement interverti deux fioles pour le cours de Potions du lendemain et où la moitié de la classe avait littéralement tourné au olive, me plongeant dans une hilarité secrète mais sincère. Ou encore cette nuit où j'avais décidé de poser un piège de farces et attrapes à l'entrée de la salle commune des Gryffondor, plongeant inévitablement le premier qui allait ouvrir le tableau dans une mélasse gluante et malodorante. Je m'étais simplement baladé, et je dois avouer que j'aurais bien aimé avoir quelqu'un comme Sid pour le faire. Ca ne m'a pas empêché d'apprécier le panorama, cela dit.

"Dis, je veux pas faire mon cynique, mais pourquoi tu t'es faite chier à prendre ce boulot de préfète ? C'est pas comme s'ils avaient besoin de toi pour arrêter les élèves réfractaires, y a le concierge et les autres pour ça. Et puis franchement, savoir que tu rôdes dans les couloirs la nuit, ça m'empêche de dormir..."

Je laisse un bref silence s'installer, et j'éclate, encore une fois, de rire.

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MessageSujet: Re: Confidences sur l'Assiette [PV Timothy K. Lennox]   Lun 16 Juil - 20:50


L’enflure.

Il avait passé trois bonnes minutes à me faire languir, sachant pertinemment que je détestais attendre. J’avais senti l’amusement monter, puis l’impatience, et enfin la colère. Colère qui se reflétait sur mes lèvres pincées et mon regard de braise, le menaçant de lui foutre la raclée de sa vie s’il ne crachait pas le morceau.

Et puis plus rien.

Plus rien, si ce n’est de la frustration et de la lassitude. Toute cette attente, tout ce suspense, pour rien ! Je n’avais même plus envie de le tuer. Juste de m’en aller, blasée que j’étais. Je lui tendais une perche phénoménale pour qu’on puisse recommencer à discuter comme au bon vieux temps, et lui me servait une histoire banale d’un ennui à mourir. J’étais profondément déçue.

Et alors qu’il se fendait la poire, fier de son petit jeu à la con, je le regardais sans rien dire, tentant de camoufler ma tristesse. Sa dernière phrase déclencha en moi un pincement au cœur.

« J’suis sûr que tu aurais aimé. »

Evidemment. J’aurais adoré partager ce moment avec lui, bien qu’insignifiant et dénué de toute péripétie. Mais ce bougre ne m’en avait même pas laissé l’occasion. J’avais du mal à l’admettre, mais je me sentais quelque peu blessée. Et Merlin ce que c’était inhabituel.

Il changea de sujet aussitôt, comme c’était à prévoir. Ponctuant sa question stupide par une blague qui ne dérida même pas mes lèvres, il éclata de rire. Il était un peu trop joyeux à mon goût.

Aussi, ma ferveur habituelle soudainement envolée, je descendis de mon perchoir et m’adossai à la table, les bras croisés sur ma poitrine, signe évident que je m’étais renfermée. Je claquai, sèche :

- On ne choisit pas d’être Préfet. On reçoit un hibou dans l’été qui nous en informe, c’est tout. Renseigne-toi, abruti.

N
i plus, ni moins. Il n’avait que ce qu’il méritait.

Ma pomme terminée, je croquai avec hargne dans une poire et entrepris d’éviter son regard. Je ne comptais pas laisser ma fierté en prendre un coup, alors il était tout bonnement hors de question que je laisse cet idiot comprendre ma vexation. Non, c’était bien plus simple d’être froide mais agressive. Mécanisme de défense simple, peut-être, mais efficace.

Il me faisait quand même de la peine, ce bonhomme. Lui qui ne demandait qu’à rire et à passer un bon moment, le voilà qui se faisait réprimander en silence. Je savais que mes sautes d’humeur pouvaient l’inquiéter, et j’étais peut-être allée trop loin, cette fois-là. Soupirant, je repris un morceau de poire et le mastiquai longuement, réfléchissant à comment relancer la machine.

- T’es vraiment pas drôle. T’as rien de plus croustillant ? Sérieusement, avec toutes les conneries que t’as pu faire depuis que t’es à Poudlard, il doit bien y avoir quelque chose que tu ne m’as pas encore dit !

J
e lui lançai une œillade appuyée. Je ne lâcherais pas l’affaire. Cela faisait un bout de temps qu’on ne se voyait plus aussi régulièrement, il était grand temps qu’il me mette à jour. Etant dans deux différentes maisons, je ne pouvais pas l’avoir à l’œil autant que je ne l’aurais voulu. Et je voulais aussi m’assurer de la qualité de ses fréquentations. Maniaque du contrôle, dites-vous ? Je vous emmerde du haut de mon nez qui vous toise.

- Je sais pourquoi tu ne veux rien dire, Tim. Accouche, y a quelqu’un.

J
e haussai les sourcils, l’air entendu. Peut-être me cachait-il l’existence d’une personne qui ne le laissait pas indifférent. Ce que je comprendrais, au vu de la seule fois où il avait pu m’avouer une chose pareille…

On était alors en plein milieu de notre troisième année. Les fabuleuses hormones de l’adolescence commençaient à bouillonner chez certains, et ça se ressentait. Tim était tombé sous le charme incongru d’une cinquième année, de deux ans notre aînée, donc. Et il avait fait l’erreur ultime de me le dire.

Je lui avais ri au nez. Way out of your league, lui avais-je lancé. En même temps, quelle jeune nana de seize ans s’intéresserait à un gamin de quatorze ? D’autant plus que cette nana là était une parfaite imbécile. Du genre à se la péter sous prétexte que sa paire de nichons poussait plus vite que celle de ses copines, et à vous balancer sa chevelure soyeuse dans la gueule en passant dans les couloirs. Par Salazar, on était dans un collège, pas sur un site de rencontres ! Le simple fait de la voir me faisait froncer le nez. Elle me répugnait. Tout son être me faisait hérisser les poils, et je ne pouvais m’empêcher de la foudroyer du regard à chaque fois que j’avais le malheur de la croiser. Je vous avoue que je ne me souvenais même plus de son nom, à cette dinde.

- Je te promets que je ne dirai rien, insistai-je.

Je plongeai mon regard dans celui de Tim, lui intimant de me faire confiance. Il pouvait se confier sans crainte, j’étais prête à ne pas me moquer de lui. Pour une fois.

Du moins, j’essaierais.

Surprise:
 

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Timothy K. Lennox

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MessageSujet: Re: Confidences sur l'Assiette [PV Timothy K. Lennox]   Lun 16 Juil - 22:05



Elle semble ne pas goûter mon humour, aujourd'hui. A vrai dire, j'ai peur que ça l'ait renfermé un peu. Déjà qu'il est difficile de l'aider à s'ouvrir comme une fleur au début du printemps, j'ai peur d'avoir fait exactement l'inverse. En même temps, ce ne serait pas aussi difficile de l'ouvrir au monde si elle n'était pas aussi renfermée de base. Elle décide de répondre à ma question, quant à sa nomination de préfète, avec toute la sévérité dont elle sait faire preuve quand elle boude. Une fois, elle utilise "idiot". Une autre fois, elle utilise "imbécile". Aujourd'hui, elle semble davantage d'humeur à me considérer comme un "abruti". Tiens, celle-là, je l'avais pas entendue depuis au moins deux semaines. Je fais une grimace volontairement grotesque pour appuyer son propos qui n'arrive même pas à me blesser tant je l'ai entendu des dizaines et des dizaines de fois de sa part. Je m'en vais même plier les jambes et poser, d'une manière bouffonne, mes mains sur mes hanches. Enfin, je me décide à sortir avec la voix la plus nasillarde possible la phrase suivante :

"Abruti ? Mais enfin, j'vois pas de quoi tu parles..."

Je souffle du nez, en laissant volontairement échapper une sorte de miaulement stupide. Puis je lui souris. Je suis un peu bêta en lui souriant, certes, mais je veux lui faire comprendre qu'elle a pas de quoi être aussi renfermée avec moi. Je peux avoir tout un tas de défauts : ma tendance quasi-compulsive à dire et faire des conneries en est une parmi tant d'autres. Mais je ne suis pas méchant et je ne juge pas les gens, même les plus ronchons comme elle. Je lui adresse un clin d'oeil, une manière pour moi de briser la fine couche de glace qu'elle semble vouloir poser entre nous deux. En plus, elle m'en veut que je ne sois pas aussi turbulent que lors de mes premières années à Poudlard. En même temps, il n'est pas aussi facile pour moi de faire des farces à tous bouts de champ maintenant que tous les professeurs de cette fichue école savent pertinemment que lorsqu'un pépin arrive en cours, se diriger vers moi est un moyen sûr de trouver le coupable ! Certes, je ne suis pas un esprit frappeur non plus, et il y a d'autres plaisantins prêts à accomplir de nombreux méfaits dans le château, mais je dois admettre que lors de mes quatre premières années à Poudlard, je n'y suis pas allé de main morte. Toutefois, j'essaye de trouver une connerie que j'aurais pu commettre récemment, pour que la rouquine ait son apport quotidien en connerie. Si jamais ça peut l'aider à retrouver son sourire...

"Ah si ! Tu vois à peu près, le club de bavboules ! Eh ben j'ai trafiqué des bavboules pour qu'elles explosent dès qu'une main les touche ! En même temps, quelle idée de jouer aux bavboules..."

La blague remonte déjà à plusieurs mois. Et les conséquences avaient été minimes. De toute façon, je n'aime pas blesser les gens non plus. Mais les joueurs avaient tous terminé par baigner dans le liquide nauséabond situé au coeur des boules, à tel point que certains avaient gardé un semblant d'odeur pendant une semaine. Je me souviens que la blague m'avait fait beaucoup rire, sans compter que j'avais gardé ma liberté puisque je ne m'étais pas fait repérer. Ce n'était certes pas ma meilleure farce lors de ma scolarité à Poudlard, mais elle avait eu le mérite d'être simple à réaliser, et j'aime les choses assez simples pour mon esprit "abruti", comme dirait l'autre. L'anecdote, cependant, n'a pas l'air de la satisfaire. A vrai dire, elle vient m'asséner sur le crâne une question à laquelle, je dois l'avouer, je ne m'attendais pas du tout. A vrai dire, ce n'est pas une question, mais c'est tout comme. Elle veut que j'y réponde tout pareil.

Je ne peux m'empêcher d'écarquiller les yeux sur le coup. "Quelqu'un" ? Je sais que Sid a l'habitude de contrôler un peu qui et ce que je touche, plus ou moins, mais la façon dont cette remarque est tombée (autant dire comme un cheveu sur la soupe) ne m'a pas empêché d'être surpris. Et puis en plus, si c'est pour qu'elle se foute de ma tronche comme y a deux ans où je lui avais avoué mon attirance pour Lucy Gallagher, alors qu'elle était chez les Pouffsouffle et en cinquième année, c'est même pas la peine que je déballe quoi que ce soit. Autant rester muet. Et puis d'ailleurs, qu'est-ce qui lui dit que j'ai "quelqu'un" en ce moment ? Et puis, qu'est-ce qui lui dit que ce "quelqu'un" aurait le pouvoir de m'empêcher de faire autant de conneries qu'avant ? Non mais sans blague ! Même Sid, qui est pourtant une fille jolie et sérieuse, ne m'a jamais empêché de faire tous les bêtises possibles et imaginables ! Et pourtant, s'il y a quelqu'un pour qui j'accepterais de lever un peu le pied sur les farces et attrapes, c'est bien elle ! J'ai même accepté de me plonger dans des bouquins pour lui faire plaisir, ce qui prouve qu'elle a un fort pouvoir de persuasion (et qu'elle fout les jetons, des fois, aussi).

Elle m'enjoint à leur faire confiance, à elle et à sa prétendue capacité à ne pas se moquer de moi. Peine perdue, pour ce genre de choses, je n'ai confiance ni en l'une, ni en l'autre. Mais ça peut être un bon moyen de la faire languir un peu, cela dit. Et puis, après tout, ça pourrait me permettre de vérifier si elle est aussi prête qu'elle le prétend à m'écouter sans éclater de rire une fois que j'aurais terminé de parler... Et puis c'est elle qui tient les rênes de la conversation depuis quelques minutes, ça ne me fera pas de mal de rééquilibrer un peu le rapport de forces...

"Pour peu, on pourrait penser que t'es jalouse... Pourtant, Lucy Gallagher va partir à la fin de l'année..."

J'ai sorti la phrase de la manière la plus taquine possible, avec une sorte de regard en coin mi-malicieux, mi-joueur. Après tout, c'est comme ça que je fonctionne, et elle le sait. Et puis en plus, je suis sûr que ça pourrait la désarçonner un petit peu, ce genre de remarques.

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Sidney J. Pond

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MessageSujet: Re: Confidences sur l'Assiette [PV Timothy K. Lennox]   Lun 16 Juil - 23:45


Ma question indirecte le surprit. Je souris intérieurement, satisfaite de mon petit effet, bien que l’impatience de connaître la réponse surpassait de loin le reste.

Et c’est qu’il en mettait du temps, à répondre, le bougre. Il me faisait languir, une fois de plus. J’allais le bouffer tout cru, s’il continuait. Il jouait à quoi, au juste, hein ? A me tester, peut-être ? J’allais lui montrer, moi, qu’il ne fallait pas me tirailler de la sorte.

Nerveuse, j’entrepris de grignoter ma poire avec acharnement, sans me rendre compte que j’arrivais déjà au trognon. L’attente était à son comble, les secondes qui s’écoulaient me semblaient durer une éternité, le sang dans mes veines cognait avec fureur au niveau de mes tempes, je ne tenais plus.

Et alors que mes nerfs commençaient sérieusement à menacer de sortir de mon crâne, il me balança une phrase qui eut le mérite de me faire pouffer de rire. Un rire incontrôlable, sorti tout droit du fond de mes entrailles.

- Moi, jalouse ? Mais t’as fumé ?!

M
on rire atteignait des sonorités aigües particulièrement désagréables alors que je me tenais les côtes devant la stupidité de sa remarque. Et puis encore ?

Je jetai sans ménagement les restes de ma pauvre poire malmenée et relevai la tête vers Tim, partagée entre l’hilarité et l’indignement.

- Et jalouse de quoi, au juste ?

D
ites-moi qu’il s’agissait d’une blague. Il se payait ma tête, ce n’était pas possible autrement. Je ne voyais pas comment, dans quelle mesure, à quel moment une pensée pareille pourrait lui traverser l’esprit, même en rêve. J’étais tellement sous le choc de son accusation détournée que j’en oubliais presque la seconde partie de sa déclaration. Il était complètement timbré, ce mec. Je vous jure.

Presque, j’ai dit. Je n’avais pas complètement oublié. Une chose à la fois, je vous prie.

- Attends, t’es en train de me dire que moi, je suis jalouse de cette bouffonne de Gallagher ? m’écriai-je avec une voix haut-perchée, sentant la colère monter dangereusement en moi.

Cette bouffonne de Gallagher, oui, je ne pouvais trouver mieux pour la qualifier. La connexion avait peut-être mis du temps à faire son chemin dans mon petit cerveau fatigué, mais à présent que c’était fait, je n’allais certainement pas laisser passer cet affront.

Ni une, ni deux, une baffe vint ponctuer mes paroles. Ma main s’était levée sans que je ne puisse contrôler mes mouvements, et une jolie tarte était partie droit sur la joue de Lennox. Pas trop fort, tout de même, il ne s’agirait pas de défigurer son minois. Mais suffisamment pour lui exprimer ma colère. Il venait de m’insulter, je n’allais pas faire comme si de rien n’était. Et puis quoi encore ?

Silence général. Les elfes de maison aussi semblaient s’être arrêtés dans un souffle. Tiens, je les avais presque zappés, ceux-là.

Mais attendez une seconde, s’il me testait réellement, je ne pouvais me permettre de réagir ainsi !

- Je veux dire… Excuse-moi, bredouillai-je, confuse. Je me raclai la gorge : Lucy s’en va, comme tu dis, et puis je pensais que c’était de l’histoire ancienne ? C’était y a deux ans tout de même, tu es passé à autre chose, non ?

L’
appeler par son prénom avait semblé m’écorcher les cordes vocales. Cela étant, la symbolique de mon geste venait tout juste de me frapper. Je m’étais permis de gifler Tim… Grossière erreur.

Et voilà que je me mettais à rougir. Enervée contre moi-même, je baissai la tête, troublée. Qu’est-ce qu’il m’avait pris d’agir de la sorte ? De perdre mon sang froid ? De lever la main sur mon ami ? Devenais-je folle ?

La honte m’envahit soudainement et je croisai les bras à nouveau, peu fière. Mes ongles vinrent s’enfoncer mécaniquement dans mes coudes, faisant saigner ma peau. Le regard rivé sur mes chaussures, attendant la tempête, je retins ma respiration. Il allait s’en aller, me claquer la porte au nez et ne plus jamais revenir. Je venais de signer la fin de notre amitié. Et je ne pouvais m’en plaindre, car je ne méritais que ça. Après tout, j’étais loin d’avoir un comportement exemplaire et digne de son amitié en temps normal, alors là… J’avais bel et bien franchi les limites.

Bordel, qu’avais-je fait ?

Les relations sociales, ce n’était vraiment pas pour moi.

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MessageSujet: Re: Confidences sur l'Assiette [PV Timothy K. Lennox]   Mar 17 Juil - 0:33



Je dois admettre que je ne m'attendais pas à susciter une telle réaction. Surtout pas une tarte. Mais attention, une belle, avec la tête qui part sur le côté, et tout. Je reste immobile un moment. Au début, la situation m'amusait un peu, je dois aussi l'avouer. C'est un jeu qu'elle et moi avons instauré dès le début de notre relation : je fais le con, ça l'énerve et ça la fait un peu sourire aussi. Et parfois, ça la fait même rire. Notre amitié entière s'est construite un peu comme ça, et ça a toujours marché. Mais là, je pense que je n'ai pas seulement titillé un point sensible : j'ai joué toute une symphonie en la grattant, en la pinçant, en la tappant. Sinon, elle n'aurait jamais osé lever la main sur moi comme ça. C'est pas une gifle comme quand on se chahute, comme ça arrive parfois. Il y avait toute une putain de colère dans cette baffe, la rougeur sur ma joue en témoigne. Je pose ma main sur celle-ci, en me massant légèrement les zygomatiques engourdies par le choc. Je suis quelque peu sonné. Pas par le choc du coup, plutôt par la surprise de l'évènement.

Sid s'en est vite rendue compte. Elle baisse d'un ton, dans un premier temps, puis elle se renferme totalement dans un second temps. Sa posture corporelle en témoigne : elle est tellement renfrognée qu'elle pourrait se transformer en diamant pour peu qu'on la brûle. Moi qui compte la "détendre" et l'aider à un peu souffler dans cette période d'examens, c'est raté. C'est même un désastre. Je me sens évidemment responsable, même si je n'avais pas la moindre histoire qu'une petite phrase comme ça pouvait lui faire autant de mal. Surtout, même si je savais qu'elle trouvait Gallagher antipathique, je ne me doutais pas que c'était à ce point-là. A moins que... Non, j'y penserai plus tard et surtout, je ne pense pas que ça puisse faire autre chose que triturer le couteau dans la plaie que d'évoquer cette possibilité en sa présence. On verra ça plus tard. Je la regarde tandis qu'elle a les yeux rivés sur le sol de la cuisine, les bras croisés bas, les mains tenant fermement ses coudes par les griffes. Je me demande ce que je peux faire pour elle. M'excuser ? Possible. Ce ne serait pas la première fois : je ne compte plus les fois où j'ai dit des conneries qui en méritaient. J'ai peur que mes excuses sonnent creux à cause de ça, d'ailleurs.

C'est alors que je pose les yeux sur ses mains que je m'aperçois qu'elle plante ses ongles assez fort dans la peau pour que ceux-ci prenennt une couleur rouge inquiétante. Je ne sais pas si elle a conscience qu'elle est sur le point de se faire saigner. Sans même réfléchir à l'idée selon laquelle elle n'a surtout pas envie que je m'approche d'elle, je prends ses mains dans les miennes pour éviter que ça n'empire. Je regarde les coudes. Rien de grave, elle ne sera bonne que pour quelques rougeurs désagréables. J'aurais presque cru qu'elle allait s'arracher ses propres bras sous le coup de la colère. Le regard toujours dirigé vers ses mains, je me décide à prendre la parole.

"J'en ai rien à foutre d'elle."

Je ne sais pas si c'est très pertinent d'évoquer le sujet. A vrai dire, je pense sur le coup que c'est plus ou moins une mauvaise idée. Disons que c'est un moyen, ma manière de lui faire comprendre que je préfère oublier Lucy Gallagher mille et mille fois plutôt que de me brouiller avec elle, toute rabat-joie et perfectionniste qu'elle est. C'est mon amie, avec ses défauts, mais aussi avec toutes ses qualités. Et même si je ne suis pas très heureux qu'elle ait été en colère à un point tel qu'elle a porté la main sur moi, je suis même un peu en colère. Contre elle et contre moi-même, surtout. Mais d'une part, je n'aime pas le conflit et en plus, je sais qu'elle le regrette déjà, à en juger par son état. Dans un élan de courage mêlé de regret, je mets ses propres mains dans mon dos et je passe mes bras autour d'elle, pour lui faire comprendre qu'il n'y a finalement rien de grave.

"Ca te réussit vraiment pas, les périodes d'examens, hein ?"

J'essaie de détendre un peu l'atmosphère, même si j'ai pas mal échoué de ce côté-là aujourd'hui. C'est plus ou moins ma manière à moi de me défendre, comme Sid a sa propre manière : en faisant la taiseuse. Je lui relève doucement la tête puis je m'éloigne un peu d'elle, histoire de lui laisser un peu d'espace. Je lui souris pour lui faire comprendre qu'elle n'a pas à se sentir aussi mal, que je ne m'en irai pas tant je suis en colère. J'ai juste envie que tout ça se calme.

"Tu veux qu'on parle ?"


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MessageSujet: Re: Confidences sur l'Assiette [PV Timothy K. Lennox]   Mar 17 Juil - 21:05


Alors que la honte me rongeait des pieds à la tête, que je redoutais le moment fatidique où Tim s’en irait en claquant la porte, que l’embarras et la déception me voilaient le regard, me forçant à admirer mes chaussures pour ne pas voir mon ami me quitter, ce dernier posa ses mains sur les miennes.

Un frisson inexplicable me traversa la moelle épinière et je me retins de justesse de laisser échapper un sanglot.

Ses mots vinrent réchauffer mes oreilles tandis que la chaleur émanant de sa peau se propageait le long de mes bras, et je me sentis tout de suite portée par sa douceur inattendue.

Qu’est-ce qu’il lui arrivait ?

Il était censé s’emporter, nom de nom, me faire une scène ou pire encore, quitter les lieux sans mot dire dans une colère froide qui me transpercerait le cœur. Tout, mais certainement pas ça. Qu’est-ce qu’il foutait à me réconforter alors que je venais de lui asséner une baffe sans ménagement, baffe qu’il ne méritait pas qui plus est ? Depuis quand Tim pouvait faire preuve d’une telle empathie, d’une telle emprise sur lui-même et d’un tel sang-froid ? Et, surtout, d’une telle délicatesse ?

Beaucoup trop sous le choc pour oser lever la tête, je me contentai de rester immobile et de le laisser faire, sentant ses bras m’entourer, diffusant une aura rassurante tout autour de moi. Qu’est-ce qu’il lui prenait, à me toucher ainsi ? On avait clairement établi les limites à ne pas franchir entre nous. Il savait pertinemment que je n’étais pas tactile pour une Mornille, et que je ne supportais pas un tel rapprochement physique, rapprochement que j’assimilais à une intrusion violente dans mon espace vital. Toute autre personne aurait tenté une approche similaire se serait aussitôt vue privée de ses parties génitales. Mais pas là. Et pas Tim.

Qu’est-ce qu’il me prenait, surtout, à apprécier ce contact ? C’était là, la vraie question à se poser. Que Tim agisse bizarrement, cela pouvait arriver de temps à autres. Je ne compte plus les fois où son comportement avait pu me faire hausser les sourcils d’incompréhension le temps d’une seconde avant que je ne laisse tomber l’idée de saisir ce qu’il se tramait dans sa cervelle de moineau. Mais là, le plus étrange, c’était que je me laissais totalement faire. Pas une fois, je ne cherchai à le repousser, et je me surpris même à trouver cet échange… agréable. Presque apaisant.

Je ne pus m’attarder sur mes drôles de ressentis plus longtemps, car le voilà qui, déjà, s’éloignait. Comme s’il avait senti ma confusion. Soupirant intérieurement de soulagement car n’ayant plus à me faire violence pour comprendre mes réactions pour le moins inhabituelles, je fis l’erreur de crier victoire trop tôt. Bien trop tôt. Car à peine avait-il rompu notre embrassade maladroite que sa main vint se poser sur mon menton, m’octroyant un nouveau frisson. Mais c’était quoi, son problème, à me toucher comme ça ?!

Il me releva le visage. Les lèvres scellées, j’acceptai d’intercepter son regard. Son sourire acheva de confirmer mon raisonnement : il cherchait à me calmer. Et je devais avouer que cela marchait plutôt bien.

Mais il se fourrait le doigt dans l’œil. Ce n’étaient pas les examens qui me mettaient dans un tel état. Non, bien que je fusse stressée et nerveuse, à mon habitude, je savais que j’allais réussir mes BUSEs sans souci. A vrai dire, je n’avais aucune idée de ce qu’il se tramait, et je n’avais aucune envie de me lancer dans une introspection à la recherche du pourquoi du comment j’agissais aussi étrangement. J’avais peur de me perdre dans les méandres de mes pensées et de ne plus savoir comment remettre en place mes barrières, alors autant ne pas prendre de risques et rester de glace. Aussi, lorsqu’il me proposa de parler, ma décision était déjà prise.

- Y a rien à dire, de toute façon.

M
a phrase sortit un peu plus sèchement que je ne l’aurais voulu, ma voix brisée par un silence trop long n’aidant pas à rendre mon ton chaleureux. Tant pis.

Je jetai un coup d’œil discret à la porte, mesurant la distance qui m’en séparait. Ca devrait le faire.

Il n’avait donc pas eu la réaction à laquelle je m’attendais. Il n’était pas parti, et voulait me faire parler de mes états d’âme. Et bien soit, si c’était ainsi, c’était moi qui m’en irais.

Je plongeai une dernière fois mon regard dans le sien. Un regard en apparence ferme, mais tout de même teinté d’une once d’excuses et de regrets. Un regard qui se voilait progressivement, pour ne plus montrer que de la détermination. Il était hors de question qu’il lise en moi comme dans un livre ouvert alors que moi-même je n’arrivais à défaire l’enchevêtrement de pensées incompréhensibles qui s’était formé dans ma tête. J’avais besoin d’air. L’angoisse montait dans ma poitrine ; et je fis malgré moi le lien avec la présence de Tim devant moi. Il fallait que je m’éloigne de lui le plus vite possible.

C’est ainsi que sans ajouter un mot de plus, je le contournai et quittai la cuisine sans un regard en arrière pour me réfugier dans le parc. Jeter quelques sorts me permettrait de me détendre et de réviser à la fois. Il était là, mon combo gagnant.

Cela étant, alors que je dévalais les couloirs de Poudlard d'un pas décidé, un mot semblait s'être ancré profondément en moi, résonnant avec force dans ma tête au rythme d'une sonnerie d'alarme censée me donner l'alerte. Connaissant le chemin sur le bout des doigts, je fermai les yeux pour me concentrer, accélérant la cadence, refusant de l'entendre, de le voir. Je me bouchai même les oreilles alors que sans m'en rendre compte, je m'étais mise à courir. Mais c'était au-delà de mes forces ; le mot continuait à me marteler les tempes, inlassablement, comme s'il voulait me faire prendre conscience de la vérité qui se cachait derrière.

Lâche.

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