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 Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)

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Timothy K. Lennox

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MessageSujet: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Sam 28 Juil - 14:16

Souls comme des Ecossais


ft. Sidney J. Pond






Spoiler:
 

Quand Sid se lève en vitesse, elle titube et manque de se louper. Mes réflexes pour l’aider à tenir debout sont cependant inutiles, puisqu’elle finit par combattre la soudaine montée éthylique qu’elle vient de subir et me prend, comme je l’avais dit, par le bras. Alors que nous étions auparavant, elle et moi, peu prompts au contact physique, la voilà qu’elle m’accroche, m’approche tellement que je peux presque sentir son doux parfum parmi les effluves finalement peu enjôleuses des Trois Balais : bièraubeurre et bois vieux. Je souris mais intérieurement, force m’est admettre qu’une sacrée pression s’applique sur moi, à présent. Et même si, effectivement, cela m’excite bien plus que je ne saurais le narrer ici, je dois bien avouer que j’appréhende le moment où je devrais l’enlacer, l’embrasser et plus si affinités. D’ailleurs, elle finit ce qui reste de sa bière d’une traite, ce que je tente de faire aussi avant de devoir y laisser l’équivalent de deux ou trois gorgées : Sid semble impatiente et n’hésite pas à me tirer avec sa sacrée poigne avec elle jusqu’au comptoir où elle demande, à la tenancière, l’utilisation de la poudre de cheminette pour que nous nous rendions chez elle. Inutile de le préciser, mon cœur bat la chamade à ce moment-là, alors que je suis tenté de l’embrasser sur le coup. Au milieu de la salle, sur le comptoir, au fin fond des Enfers, ça m’est bien égal. Mais je me retiens : d’une part, je veux vraiment me concentrer pour mon premier baiser ; d’autre part, je doute qu’elle tienne à ce que nous exposions à la face du monde notre... affection. Je doute que Sid ait complètement arrêté d’être pudique, même après deux-trois bièraubeurres. La tenancière accepte, sans manquer d’y laisser un soupir, de nous laisser l’usufruit de la cheminée des Trois Balais pour un voyage.

Sid sort alors de ses affaires un sachet fermé à l’aide d’un cordon, dans lequel repose la poudre de cheminette abritée de l’humidité ambiante. Elle y glisse alors la main pour en retirer une généreuse poignée qu’elle se dépêche de lancer dans le foyer de la cheminée en prononçant l’adresse du domaine des Pond. J’espère que Jill n’est pas là : ce serait difficile d’expliquer notre présence et d’autant plus compliqué d’expliquer notre ébriété. Après, Sid est une Serpentard : elle est fourbe de nature et arriverait à faire avaler des couleuvres à un phobique des reptiles. Elle me glisse à l’oreille une invitation à demi-mot pour la rejoindre et faire attention à ce que je ne me plante pas et me glisse, dans la main, le sachet de poudre de cheminette que je tiens fermement. Il est hors de question que je me mette, maintenant et à cet instant que je devine être vraiment important, que je me plante et que je me retrouve dans le Worcestershire avec un vieux fermier moldu pour seule compagnie. Sid rentre alors dans la cheminée et disparaît dans un amas de flammes que j’ai du mal à regarder tant celui-ci rugit sa lumière. Les flammes se dispersent, ne laissant qu’une légère brume de poussière derrière elles. A mon tour. Je souffle un grand coup, à la fois pressé par le moment mais aussi par ma sacrosainte hantise de tout faire foirer à ce moment précis. Je prends une poignée de poudre de cheminette, la jette dans le foyer duquel sortent alors les fameuses flammes. J’y rentre en prononçant, heureusement sans erreur et assez distinctement malgré le relatif engourdissement de ma mâchoire due à l’alcool, l’adresse de la maison de Sid assez distinctement pour ne pas me retrouver face à une mauvaise surprise à mon arrivée. Les flammes m’entourent et me voilà en route pour Glasgow, terre des Scots et des anciens Pictes.

Me voilà dans la belle et grande maison de la famille Pond. Comme presque à chaque fois que j’utilise ce moyen de transport, je manque de peu de proprement me viander à mon arrivée. Je maintiens mon équilibre malgré tout, et je peux alors discerner les formes. Nous sommes dans le salon. Pas de Jill à l’horizon, ouf. Au pire, j’aurais prétexté que Sid et moi tenions simplement à passer un moment ensemble, sans ambiguïté ni dépucelage. Sid, elle, est assise sur le canapé dudit salon, le regard dans le vide. Sur le coup, je ne m’aperçois de rien et m’assieds à côté d’elle, encore plus stressé qu’avant mon départ des Trois Balais. C’est alors que je pose mes fesses sur la confortable causeuse que je m’aperçois qu’elle ne semble pas au meilleur de sa forme. Je reconnais ce regard, à vrai dire. Elle semble quelque peu retournée par le voyage express qu’elle a effectué. Moi-même, je suis toujours un peu chahuté par les voyages en poudre de cheminette. Il faut admettre que si nous étions rentrés en métro ou à pieds, ç’aurait été moins violent. Mais de Pré-au-Lard à Glasgow, il faut aussi admettre que ça fait une sacrée trotte à pieds. Je lui prends la main que je caresse doucement comme si je voulais la consoler. J’essaie d’intercepter son regard tout en lui adressant un sourire chaleureux.

"Eh. Ça va ? Tu n’as pas l’air dans ton assiette."

Effectivement, l’alcool couplé à l’effet du voyage en cheminée a semblé lui avoir retourné quelque peu l’estomac. Elle est loin d’adopter une teinte verdâtre, heureusement, mais elle ne semble plus aussi énergique qu’il y a quelques minutes, quand nous étions à Pré-au-Lard. Je me demande ce que je peux faire pour elle : lui apporter une bassine, un linge humide et frais ou encore un truc à grignoter ou à boire. Peut-être, finalement, tout ce dont elle a besoin, c’est d’un peu de repos. Sur le coup, je dois avouer que je me sens un peu maudit : de toute évidence, nous ne ferons pas ce que nous sommes venus faire ici. Mais je me rends compte que ça pourrait être pire. Et puis, après tout, si je suis venu à ce rendez-vous aux Trois Balais, c’était avant tout pour la voir et passer du temps avec elle. Ça implique que je suis forcément volontaire pour lui donner un coup de main quand il y en a besoin, même si ledit coup de main consiste à lui tenir les cheveux alors qu’elle est penchée, au-dessus de la cuvette, en train de rendre ses tripes. Je me passe une main dans les cheveux et me lève du canapé, lui tendant la main au passage.

"Je pense que tu as besoin de te poser un coup. Prends ma main, va."

J’essaye d’adopter le ton le plus doux possible, sans pour autant qu’il ne devienne doucereux. Je veux lui faire comprendre que je désire juste lui offrir mon aide et que cette dernière n’est nullement intéressé en prévision de tout ce que nous nous sommes promis tout à l’heure, au pub ou l’ambiance est sacrément montée d’un coup.



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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Sam 28 Juil - 14:51


Me brosser les dents.

Oui, il fallait que j’aille faire ça avant que Tim n’arrive. Histoire de pas trop schlinguer la bière quand je lui sauterais dessus. Il fallait que j’aille me brosser les dents. C’était ça.

Euh, attendez. Comment on se lève, déjà ?

Parce que le p’tit souci, c’était qu’à peine arrivée, j’avais pas vraiment fait exprès mais je m’étais retrouvée sur le canap’. J’crois que mes jambes avaient dû me lâcher, un peu. Merde. C’était vachement confortable, n’empêche. J’pourrais presque m’endormir, là, tu vois.

Non, fallait pas. Pas m’endormir, non. Pire idée. Tim allait arriver, là, il devait être quelque part dans le réseau de cheminées. Et puis du coup ça le ferait juste pas qu’il me trouve en train de dormir. On avait dit qu’on se sauterait dessus, donc je devais rester réveillée.

On avait dit ça ? J’savais plus trop. A vrai dire, j’m’en foutais un peu, là. J’avais mal au crâne. Et mon ventre me faisait des trucs bizarres. J’avais presque l’impression que j’allais rendre mon déjeuner. Pourtant j’avais dû avoir largement le temps de le digérer, vu que je l’avais mangé à midi… Attends, attends, je compte. Une avant… Une pendant… Puis deux en jouant. Quatre donc, c’est ça ? Ouais, quatre bièraubeurres. Donc deux litres. Et les dernières un peu trop vite. Merlin, pourquoi j’avais fait ça ? Eh, j’t’avais dit que j’allais le regretter, tu m’as pas crue. Abrutie.

Salazar, j’allais pas bien. Et puis pourquoi y avait un truc qui me prenait la main, là ? Ah, c’était Tim. Déjà là, lui ? Et bah, il avait pas chômé…

J’compris pas trop c’qu’il me dit. En fait, j’sais même pas si j’l’avais écouté. Mais j’ai entendu le mot « assiette », et ça m’a fait un haut-le-cœur. Argh, j’étais pas bien.

Il s’était levé, je crois. Ouais, il me tendait la main, il voulait que j’la prenne. Pourquoi faire ? M’aider à me lever ? Allez, au point où j’en étais…

Ma main attrapa la sienne, et je décollai mes fesses du canapé qui me manqua aussitôt. Il était tellement confortable…

Ouah, ça tapait sévère. Un sifflement aigu sonnait dans mes oreilles, et des tâches noires me dansaient devant les yeux. Ah, c’est bon, je voyais à nouveau. Mais…

Je levai le doigt vers Tim pour lui dire d’attendre, et comme animée d’un instinct de survie soudain, je me retrouvai la tête penchée au-dessus de la cuvette, enfermée à double-tour dans la salle de bains. J’crois que j’avais couru. J’savais plus trop. Oh bordel, ça faisait du bien. Oh, Merlin, je commençais à revivre.

J’avais dû expulser une bonne quantité d’alcool de mon corps, là, car même si la tête me tournait encore, j’y voyais plus clair. Je me passai de l’eau sur le visage et me brossai les dents – enfin ! Depuis le temps que je voulais faire ça. L’eau fraîche me fit du bien, mais ce n’était pas assez. Retirant mes habits, je fis couler l’eau de la douche et m’appuyai bien contre les parois avant d’y entrer, histoire d’être sûre de pas me vautrer méchamment.

Je soupirai. L’eau froide coulait sur mon corps, me remettant les idées en place, me réveillant quelque peu. Ca allait beaucoup mieux. Mais je mourrais toujours autant de chaud, alors en sortant, je remis mon jean et ma paire de soutien-gorge, laissant mon pull trainer dans la salle de bain avant de rejoindre le salon. Le souffle court, pieds nus et cheveux dégoulinants, je pris appui sur le mur pour ne pas tomber et tentai d’ignorer mes genoux tremblotants.

- Euh… Désolée. Je crois que ça va mieux. J’pense que j’ai pas mal dessoulé, là, mais… Oh Merlin.

J
e perdis l’équilibre malgré mon appui, me rattrapant in extremis à un meuble près de moi. Je crois que j’étais bonne pour aller me coucher.

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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Sam 28 Juil - 16:38



Elle semble ailleurs, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle ne me répond pas, et je commence sérieusement à me demander si elle a bien compris ce que je lui ai dit. Définitivement, je pense qu’une bonne douche et un peu de repos lui ferait du bien, sans compter un bon litre d’eau histoire d’éviter la gueule de bois demain matin. Je perçois d’ailleurs, qu’elle ne se sent pas bien et qu’elle ne va pas tarder à se lever en vitesse pour aller évacuer tout ce qu’elle a en trop sur le cœur. Aussitôt pensé, aussitôt fait. Elle prend ma main pour se lever, plus ou moins difficilement. Et après avoir tenté d’articuler quelques mots malgré les haut-le-cœur, mots que je ne comprends pas, elle se barre en courant vers l’endroit où se trouve la salle d’eau. Elle ferme la porte en vitesse et tout ce que je peux entendre ne se résume qu’à des reflux violents. Même si c’est vrai que ce n’est pas glamour, ça ne lui fera vraiment pas de mal d’évacuer une partie de tout l’alcool qu’elle a absorbé. Je ne peux même pas m’empêcher de sourire alors que je suis tout seul, debout comme un con, dans le salon. Je fais attention à ne pas céder à la tentation de m’asseoir sur le divan : je risquerais de fusionner avec. Il ne faut pas que j’oublie que moi aussi, je suis plus ou moins bien entamé. Pas autant que la pauvre Sid que j’entends encore régurgiter avec vigueur. Après tout, il est possible qu’elle n’ait pas mangé juste avant de venir, étant donnée l’heure à laquelle nous nous sommes donnés rendez-vous. En ce qui me concerne, j’avais fini juste avant d’aller à Pré-au-Lard un reste de haggis préparé la veille au soir, avec amour, par ma maman, qui me faisait culinairement très plaisir depuis mon retour à la maison. Je n’avais d’ailleurs pas intérêt à finir par imiter Sid : le haggis, c’est très bon à manger, mais ce doit être une horreur à rendre.

J’entends alors le bruit de la chasse dans la salle de bains dans laquelle se trouve drunken Sidney. Elle semble en avoir terminé, et j’espère que ça va mieux. Par ailleurs, j’entends juste après le bruit de la plomberie qui s’active : elle doit avoir ouvert le robinet de douche, je reconnais ce bruit caractéristique. Je souris, pensant qu’une douche ne lui fera pas de mal non plus. Je me dirige alors vers la cuisine, adjacente au salon dans lequel nous avons littéralement atterri, pour me servir quelques verres d’eau histoire de me rafraîchir et d’être sûr de ne pas me retrouver sec comme le désert de Gobi en pleine nuit, tout ça pour me réveiller avec une pâteuse et une gueule de bois de tous les diables. Je me dirige vers l’armoire dans laquelle sont empilés les verres et en prends deux : un pour moi et un pour Sid. Je remplis celui de Sid en premier, que je prends garde à conserver sur le plan de travail juste à côté de l’évier, et je remplis ensuite le mien que je m’empresse d’avaler d’une traite. Puis, bien que je n’aie plus soif, je me force à me resservir un verre que je bois également. De temps en temps, je tends l’oreille vers la salle de bains, surveillant avec plus ou moins d’attention si Sid ne s’est pas endormie dans la cabine de douche. Elle ne semble toutefois pas aussi bourrée que ça, et ça me rassure. Après un troisième verre d’eau aussitôt bu, je nettoie rapidement le verre que je repose dans l’armoire. Tiens, j’ai un peu faim aussi.

Cherchant rapidement dans l’armoire à condiments et à biscuits, je décide de jeter mon dévolu sur la boîte de scones apparue devant mes yeux. J’en prends deux : cela devrait suffire à satisfaire ma petite faim. Je n’ai toutefois pas le courage de me préparer un thé pour les accompagner. Et de toute façon, je le fais trop mal pour avoir envie d’en boire un. Une fois mes deux scones chèrement volés engloutis, je me pose contre l’évier. Ma tête tourne encore un peu, sans doute une conséquence de la pinte de bièraubeurre que j’aurai bu cul-sec pendant notre jeu. M’étirant un peu, je me rends compte que piquer un roupillon ne me ferait pas de mal non plus, malgré l’heure tout sauf tardive. L’été, assez chaud pour les plaines écossaises, aura réussi, avec les efforts conjoints de l’alcool, à m’engourdir assez pour trouver que l’heure est une heure raisonnable pour aller se coucher. C’est alors que j’entends le robinet de douche se couper. Sid ne s’est pas endormie et elle a fini de se doucher sans encombres étant donné que je n’ai pas entendu de gros ‘boum’ : c’est plutôt une bonne nouvelle. Je l’entends sortir de la salle de bains et je m’aperçois que la boîte de scones traîne encore sur le plan de travail sur lequel je l’ai posée. Je la prends et la range à sa place, ni vu ni connu. Dos à elle, je l’entends rentrer dans le salon et s’excuser pour son ébriété. Je prends le verre que je lui avais réservé sur l’évier et retourne dans la salle de séjour.

"C’est pas grave, ça arrive. Tiens, je..."

Je lâche le verre qui vient se fracasser sur le sol du salon, créant par la même occasion une belle flaque d’eau. Mes yeux ronds comme des cognards, je m’aperçois quand je me retrouve dans le salon pour l’accueillir qu’elle est... moins habillée que d’habitude. Sur le coup, ma réaction peut sembler grotesque, et je me rends compte qu’elle l’est, mais je n’imaginais pas le corps de Sid aussi beau. C’est alors qu’elle semble prise d’un vertige et que semble dangereusement perdre l’équilibre. Je me dirige vers elle le plus vite possible, mais le mur juste à côté d’elle a la chance de se trouver à sa portée pour qu’elle puisse s’y appuyer sans que je ne l’y aide. Après avoir laborieusement réussi à décoller mon regard de la plastique impeccable de mon amie, je pose les yeux au sol pour admirer ma maladresse. Je me décide alors à ramasser les bouts de verre un à un. Heureusement, le choc n'a pas été trop violent et je récupère vite la plupart des morceaux après avoir vérifié qu'aucun petit éclat ne se soit envolé à l'autre bout de la pièce, de peur que quelqu'un de passablement bourré et pieds nus finisse par marcher dessus et se faire mal. Pour ce qui est de la flaque d'eau, j'en enlève le plus possible avec une serviette récupérée près de l'évier, bien que celle-ci me semble réservée pour l'essuyage de mains. Une fois mon méfait plus ou moins réparé et les bouts de verre cassé posés sur le meuble juste à côté de moi, je me relève dirige alors mon regard vers Sid qui, si elle semble moins groggy que lors de son arrivée au salon, semble toujours un peu faiblarde et engourdie par l’ébriété. Je m’approche alors d’elle.. Faisant face à elle, je m’aperçois que son haleine est fraîche et dégage une subtile odeur d’eucalyptus. Heureusement. Sans même vraiment avoir besoin de raison, je lui souris.

"Tu veux que je t’aide à monter les escaliers ? Vu comme tu titubes, j’ai pas confiance."

Un peu, que je n’ai pas confiance ! Si j’étais à sa place, j’estimerais les chances de m’éclater la gueule contre l’une des marches de l’escalier qui mène à sa chambre à, grosso modo, une sur une. D’ailleurs, Jill et sa fille peuvent en témoigner : je n’ai jamais eu besoin d’être torché pour finir par taper l’une de ces maudites marches avec mon propre et pauvre cul. Quand c’est en bois, ça glisse et quand ça glisse, je glisse forcément dessus à un moment. C’est presque mathématique. J’ai d’autant moins confiance qu’elle est pieds nus et encore mouillée par la douche, ce qui rend le terrain d’autant plus dangereux. Je n’ai d’ailleurs pas tort de m’inquiéter, puisqu’elle titube à nouveau malgré son appui sur le mur. Je tends le bras pour la retenir, qui vient terminer sur sa taille dénudée. Elle arrive, malgré le déséquilibre, à se rattraper à un meuble. C’est alors que je m’aperçois que je suis près d’elle. Très près. Après un bref moment de flottement où je me sens plutôt mal à l’aise parce que j’ai l’impression de profiter de son ébriété pour plus ou moins la peloter, je retire ma main et, passablement gêné, la lui retends en guise de prolongement pour la question que je lui ai posée : il vaut mieux qu’elle m’ait à portée lors de sa montée des escaliers si elle ne veut pas prendre le risque inconsidéré de se viander en beauté.



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Sidney J. Pond

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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Sam 28 Juil - 21:13


Eh, vous savez ce qui est pas cool ? Je vais vous dire ce qui est pas cool.

Ce qui est pas cool, c’est que même si je suis une femme forte et indépendante, Tim a voulu m’aider et m’a prise par la taille, puis il a enlevé sa main. Il a enlevé sa main ! Pourquoi il a fait ça ? C’est pas sympa. Elle est douce et chaude, sa main. Je l’aime bien, moi. Même si je suis une femme forte et indépendante.

Vu qu’il me la tend, je la regarde en fronçant les sourcils, puis je la reprends et la repose sur ma hanche. Je passe mon bras sur son épaule, ma façon à moi d’acquiescer implicitement à sa proposition, sans piper mot. Ce qui est cool, c’est qu’avec lui, j’ai pas besoin de parler : il comprend. Y a des fois où ça m’énerve, parce que franchement, à des moments, j’sais pas comment il fait. Mais j’imagine que c’est ça, aussi, que j’aime bien chez lui.

Oups, j’crois que j’ai dit ça à voix haute. Enfin je sais plus, j’suis trop fatiguée, je sais plus. N’empêche, c’est marrant, il a fait tomber un verre. Du coup je ris, un peu, à retardement. Et je lui dis qu’il aura qu’à se débrouiller avec maman, demain. Elle doit être au travail, là, elle finit tard. A moins que… Ah mais non, c’est vrai, elle est en vacances. Du coup, elle est partie voir sa sœur.

Ca me revient, maintenant ! Maman est partie voir Sarah, et c’est pour ça que ça lui posait pas de problèmes que je sorte ce soir. Elle m’avait même dit que je pouvais rentrer quand je voulais, qu’il fallait juste que je fasse gaffe à moi, et que Tim était le bienvenu à la maison, comme d’habitude. Ouais, c’est ça. Je crois qu’elle l’aime bien, Tim. Je sais pas pourquoi, d’ailleurs ; qui pourrait aimer un grand benêt pareil ?

C’est difficile de monter les marches. Mais il m’aide. Même si je crois que lui aussi, il est pas très frais. Mais bon, on arrive difficilement à l’étage, et quand il allume la lumière, ça m’agresse un peu les yeux. Sa main est toujours aussi douce et chaude. Je me demande s’il me laissera dormir avec cette main. C’est reposant.

On arrive enfin à ma chambre, et même si j’ai du mal, je finis par m’éloigner de lui pour m’assoir sur mon lit. Ca va, la tête me tourne moins. J’ai conscience de ce qu’il se passe, j’ai conscience de ce que je fais, avec qui je suis, où je suis. Tout va bien. Je maîtrise la situation. A un détail près : j’ai l’impression de plus avoir de filtre.

- Eh, Tim, faut que je te dise un truc…

J
e tapote mon lit pour l’inviter à me rejoindre, histoire qu’il reste pas debout comme un con.

- Va pas croire que j’suis qu’une faiblarde, hein. Figure-toi que j’ai bu plus que toi !

J
e pose les yeux sur son visage, sourcils haussés pour appuyer mes dires, opinant de la tête.

- Me regarde pas comme ça, c’est vrai. Avant d’arriver aux Trois Balais, j’suis allée boire une pinte pour me donner du courage. J’avais peur de te voir. En fait, j’avais peur que toi tu veuilles pas me voir, et que du coup tu viennes pas. Ou que tu me dises qu’on se verrait plus. Ou que je sache pas quoi te dire. A cause des cuisines, tu sais…

M
ais pourquoi je lui dis tout ça, moi ? Je suis folle, ou quoi ? Baisser mes barrières, c’est une chose ; mais carrément lui confier mes doutes et mes angoisses ?! Fallait que j’arrête de parler.

Alors, je le regarde à nouveau, même si son visage semble dangereusement proche du mien. Je crois que je me penche vers lui, je suis pas sûre. J’ai pas trop d’équilibre, en fait. Je lève ma main et pose mon index sur ma bouche désormais scellée, pour lui faire comprendre que ce que je viens de lui dire est un secret, et que j’arrêtais de parler avant de trop en déballer. Même si, à mon sens, j’en avais déjà trop dit.

Je me laisse tomber doucement en arrière, m’allongeant sur le matelas. Ah, ce qu’il est confortable, ce lit… Un sourire de satisfaction se dessine sur mes lèvres.

J’ai les yeux fermés, mais je sens plus la présence de Tim à côté de moi. Alors, avec une petite moue boudeuse, je tends les bras en avant pour lui dire de venir à mes côtés. J’ai pas envie d’être seule, là. Vraiment pas. En fait, je crois que j’ai plus jamais envie d’être seule.

Et à cette pensée, je sens une larme couler le long de ma joue, et le sillon qu’elle creuse me brûle d’amertume.

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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Sam 28 Juil - 22:02



Aussitôt retirée, aussitôt remise : Sid me prend la main que j’ai enlevée de sa taille pour la remettre pratiquement au même endroit, juste au-dessus de sa hanche. Le geste pourrait sembler autoritaire pour un néophyte de la manière qu’à Sidney J. Pond de s’exprimer, mais moi je sais. Je sais qu’il n’y a que de la douceur dans ce geste, le même genre que l’on trouve sur sa peau. Elle passe ensuite le bras autour de mes épaules, se servant de mon corps comme d’un soutien. Ce ne sera pas du luxe, mais en tout cas cette proximité est très agréable. Nous voilà maintenant devant les fameux escaliers tant redoutés de la maison familiale des Pond. Je regarde une dernière fois la rouquine dans les yeux, comme si nous allions grimper un mont escarpé de l’Annapurna, puis je me décide à amorcer le mouvement en grimpant sur la première marche. Sans surprise, Sid me suit sans énormément de problèmes. A vrai dire, je me demande si elle a vraiment besoin de mon aide pour monter à l’étage sans encombre. Toutefois, je serai honnête : je n’ai aucune envie de le lui dire et finir par la lâcher pour l’instant, risque de chute ou pas. Nous serions au bord d’un lac ou le toit d’une serre que je ressentirais la même chose. Les marches se suivent sans glissade ni titubation, et je peux même prêter attention à ce que Sid marmonne dans sa magnifique absence de barbe. Je ne comprends pas tout, elle ne semble pas disposée à desserrer totalement la mâchoire. Je ne suis même pas certain qu’elle sache qu’elle est en train de soliloquer. De sa longue phrase, je ne peux distinguer que quelques mots. Mon propre nom, « ça m’énerve » et « j’t’aime bien ». Une de ces fameuses déclarations d’amitié revisitée à la sauce Sid. En tout cas, c’est ce que je devine être, sans pouvoir y mettre ma main au feu. Un énième sourire vient s’afficher sur mon visage, me rendant compte que c’est ce que je n’ai pas arrêté de faire pendant toute la courte, très courte soirée passée avec elle.

Nous sommes enfin parvenus à nous hisser à l’étage, malgré quelques déséquilibres passagers compensé par notre poids commun. Trouvant que le couloir est trop sombre pour être sûr pour l’intégrité physique, j’active l’interrupteur situé directement à ma droite, laissant alors s’éclairer une ampoule qui n’a manifestement pas perdu de sa capacité à griller les rétines et ne pouvant m’empêcher de momentanément plisser les yeux avant de m’habituer à l’intensité lumineuse de la pièce tout en nous dirigeant, elle et moi, vers la porte de sa chambre que j’ouvre en grand afin de laisser le plus de place possible pour notre conjoint passage. Une fois tous deux arrivés à bon port, Sid glisse de ma douce entrave pour aller s’asseoir sur son grand lit. Je la laisse s’éloigner un peu à contrecœur en laissant ma main caresser sa hanche avant qu’elle ne la quitte. Preuve de sa fatigue et de son état « second », elle s’assied sur son lit avec tellement de relâchement que le matelas la fait rebondir avant de reprendre sa pose immobile. C’est alors que, me préparant à la laisser dormir tranquille et à aller trouver un fauteuil confortable, elle m’invite à venir m’asseoir près d’elle sur le lit. Silencieusement heureux de savoir qu’elle ne désire pas tout de suite prendre congé de moi, j’obéis sans hésiter et vient prendre un siège à ses côtés. C’est alors que, sensiblement désinhibée par les bièraubeurres, elle m’avoue qu’elle a bu avant de venir, dans un bar, parce qu’elle redoutait notre rendez-vous : elle avait peur que ce qu’il s’était passé dans les cuisines de Poudlard quelques semaines auparavant avaient eu raison de notre amitié, que je ne voulais plus lui parler et que je comptais me servir de ça pour lui faire du mal. Même si j’ai eu du mal à comprendre son geste, je ne comprends pas comment elle a pu croire que je pouvais lui faire comme ça. Preuve de sa désinhibition, elle me fait comprendre par des gestes sans ambiguïté qu’elle ne comptait pas dire ce genre de choses et que c’était plus ou moins parti tout seul. Puis elle s’effondre sur le lit, visiblement fatiguée.

Je me lève alors du lit, mais pour l’instant, je n’ai aucune intention de m’éloigner. Ce qu’elle m’a dit montre qu’elle ne prend pas notre amitié pour acquise, et c’est tout ce qui lui faut pour l’acquérir. Sentant le matelas s’alléger de ma masse, elle tend les bras vers l’avant comme pour m’y accueillir. Je m’approche d’elle, doucement, puis je me mets à genoux au bord du lit, juste devant elle. Je décide ensuite de prendre ses deux mains et de les tirer vers moi, doucement pour éviter de la secouer trop fort et de susciter la chose que, précisément, je ne veux pas susciter, mais assez fermement pour la soutenir. La-voilà de nouveau assise, son visage si proche du mien que je peux sentir son souffle chatouiller mes lèvres. Elle semble triste de m’avoir avoué ça alors que j’aperçois une larme perler le long de sa joue rose pâle.

"Je partirai pas."

Mes mains se décrochent de ses mains et approchent délicatement ses joues. J’essuie le plus délicatement possible du monde sa larme et la course mélancolique qu’elle entreprend jusqu’au sol, comme si elle voulait s’y jeter. J’agis comme si j’avais peur de froisser sa peau de papier. Mes deux mains posées sur ses joues, je m’avance tandis que mon cœur bat fort, très fort, peut-être trop fort. Puis, comme pour y déposer un souffle, j’accole doucement mes lèvres sur les siennes et l’embrasse. Je ne partirai pas.

"De toute façon tu en auras marre de moi bien assez vite."




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Sidney J. Pond

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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Sam 28 Juil - 23:00


Ses lèvres sont douces. Encore plus douces que ses mains, c’est dire. Sucrées, aussi. Bizarrement, elles n’ont pas le goût de la bièraubeurre. Non, elles ont un autre goût, mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus, c’est étrange… En tout cas, c’est agréable, c’est sûr. Et lorsqu’il se recule, je ne peux pas m’empêcher d’afficher une petite moue boudeuse.

Son baiser est timide, mais délicat. Ephémère, quelque part. Aussi léger que lui. Je me sens un peu frustrée. Comme si j’avais un gâteau au chocolat hyper alléchant en face des yeux, qu’on m’en avait donné une noix de crème à goûter sur un index, avant de me dire que c’était tout ce que j’aurais. C’était pas juste, j’en voulais plus, moi. Juste une autre petite noix.

Mais non, au lieu de me nourrir, ce gâteau, il parle. Et il dit un lot de bêtises sacrément stupides.

Alors, je retends les bras, silencieuse, en lui faisant un petit signe de tête pour qu’il comprenne. Et il comprend. Il se relève doucement, avec toute la douceur du monde, et vient s’allonger à côté de moi. Moi, fragile et exposée, je me tourne vers lui pour me blottir dans ses bras, posant ma tête sur son torse. C’est la première fois qu’on est aussi proches, et aussi bizarre que ça puisse paraître, je me sens à ma place, là. Comme si ça coulait de source. Comme si on avait toujours fait ça. Etrangement naturel et dérangeant à la fois.

Et même si je manque de douceur, contrairement à lui, je chuchote, la voix ensommeillée :

- Ca fait cinq ans que je te supporte… et visiblement j’en redemande.

J
e relève la tête pour lui montrer que je souris, les yeux mi-clos, et malgré moi, lui dépose un baiser sur la joue. C’est encore plus bizarre, en fait, j’aurais pas dû faire ça. L’embrasser directement aurait peut-être été moins incongru. Je ne sais pas, je n’arrive pas vraiment à réfléchir. Et alors que je repose ma tête, prête à m’endormir, je saisis enfin ce que je cherchais depuis deux bonnes minutes.

Fronçant les sourcils, une main sur son ventre, je redresse la tête pour lui lancer un regard sondeur.

- T’aurais pas mangé des scones, toi ?

U
n petit rire m’échappe, et je lève les yeux au ciel. Irrécupérable, ce garçon… Je me remets en position, cette fois pour de bon, et ferme les paupières, prête à sombrer dans les bras de Morphée. Il est encore tôt, mais tant pis ; la fatigue combinée à l’alcool l’emporte, et je laisse le sommeil m’emporter, harassée. Cette soirée aura été courte, mais intense. Et alors que mes muscles se détendent un à un, je prends conscience de la fatigue émotionnelle que je ressens, face à tous les efforts que j’ai dû faire ce soir. Passer un moment avec Tim n’aura jamais été aussi difficile, mais je ne regrette rien : même si j’ai dû passé la totalité de notre entrevue à lutter contre mes démons, et que je continuais même en m’assoupissant, au fond de moi, même si j'ai du mal à l'admettre, je sais que je suis heureuse. Et c’est tout ce qui compte.

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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Sam 28 Juil - 23:49



Je m’allonge à côté d’elle après m’être relevé. Mon cœur semble se calmer, moins agressé par la décharge d’adrénaline envoyé par notre baiser. Notre premier baiser. Mon premier baiser, aussi, quand j’y repense. Toutes les fois où j’y ai pensé, j’ai objecté à l’idée de m’y risquer, non seulement par peur de la voir me repousser et refuser son geste, mais aussi par crainte que nous assistions tous deux à un évènement bizarre causant un malaise. Ça n’est toutefois pas arrivé. En tout cas, pas pour moi. Et à en juger la réaction de Sid, il ne me semble pas qu’elle ait été gênée par ce geste non plus. Et maintenant, sans plus de gêne pour autant, nous sommes blottis l’un contre l’autre alors que nous avions jusqu’à présent passé cinq années à bannir, même si le mot est fort et plus ou moins consciemment, ce genre de comportements dans notre relation purement amicale. Et il n’y a qu’une semaine, je pense qu’aucun d’entre nous deux aurait pensé que ce genre de choses puisse se produire, ce qui rend la situation d’autant plus invraisemblable. Et agréable.

Allongé sur le dos, les yeux rivés au plafond et la tête de Sid sur le torse, je suis bien. Serein, tranquille, mais épuisé. Il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. Et Sid de répondre à mon bon mot, comme quoi elle ne semble pas s’être lassée après cinq longues années d’amitié. C’est vrai que ça fait déjà cinq ans. C’est long, quand j’y pense, et j’espère évidemment que ça ne va pas s’arrêter là. Ça n’en a pas l’air en tout cas : nous sommes, en ce moment précis, sans doute plus proches à la fois physiquement et mentalement que nous ne l’avons jamais été. Elle m’embrasse sur la joue, et je ne peux empêcher de blottir sa tête contre l’une des siennes comme un chat satisfait qu’on lui adresse une délicate attention, puis nous reprenons nos positions de départ. Au fur et à mesure que les secondes passent, mes paupières se font de plus en plus lourdes, difficiles à maintenir ouvertes. Et je sens, dans la voix de Sid, que l’endormissement est à notre portée. Avant qu’elle ne s’enfonce dans son précieux sommeil mérité, elle me demande si je n’ai pas mangé des scones. Et je me rends compte que j’aurais mieux fait de reboire un verre d’eau par-dessus. Je suis mis à jour. Je souris, et sans ôter mon regard du plafond en bois qui nous surplombe, je dois bien me forcer à avouer la vérité, à demi-mot. Et surtout, protéger mes arrières.

"Tu diras rien à Jill, hein ? C’étaient ses biscuits."

Et alors que nous rions tous les deux, ensemble, l’arrivée de nos sommeils respectifs se fait de plus en plus inéluctable et imminent. Je sens les muscles de Sid perdre leur tonus, et mes paupières commencent à papillonner de plus en plus vite puis de plus en plus faiblement. Finalement, nous nous endormons tous les deux.


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J’ai du mal à ouvrir les yeux. Mon esprit est encore totalement embrumé, et j’ai du mal à comprendre où je suis, même si je comprends que je ne suis pas dans mon lit. Au fur et à mesure que le voile de fumée se disperse, je me remémore notre soirée d’hier : je suis chez les Pond. Et je reconnais très rapidement la tignasse rousse que je vois juste devant moi. J’ai du mal à mouvoir mon cou pour soulever ma propre tête, ainsi suis-je obligé de déduire que Sid dort encore. Je m’aperçois, alors, que nos jambes sont enchevêtrées les unes aux autres et lorsqu’un courant d’air vient chatouiller ma colonne vertébrale découverte, je me rends compte que j’ai ôté mon t-shirt et mon pull pendant la nuit, sans que je ne parvienne à en avoir le moindre souvenir. Je l’ai sans doute fait alors que j’étais à moitié endormi. Mon torse est plaqué contre le dos de Sid, et nos deux corps dégagent assez de chaleur pour que je n’aie pas froid. Ma main, quant à elle, est doucement posée sur la hanche de la jeune rouquine. J’ai dormi avec mon blue-jeans. Je suis encore fatigué, je pense que ce sont les quelques rayons de soleil que j’entraperçois à travers les volets qui m’ont forcé à me réveiller. Je referme les yeux et étreins lentement Sid à nouveau, passant ma main de sa hanche à son ventre et blottissant tendrement ma tête dans le creux de son cou découvert.

Je sens que mon autre main s’est engourdie durant la nuit puisqu’elle a résidé sous ma propre tête. L’engourdissement n’est toutefois pas désagréable. Me forçant alors à ouvrir les yeux, je suis heureux de remarquer que je ne souffre d’aucune photophobie. Autrement dit, je n’ai pas la gueule de bois. Je me rassure à l’idée de ne pas avoir à affronter pour toute la journée la sensation d’avoir mangé un énorme tas de poussière et d’avoir servi d’enclume à un forgeron barbare. Je suis même relativement frais, pour un matin post-cuite. Mais voilà que je suis dérangé par l’envie d’aller aux toilettes. Bien que j’espère un moment que mon corps décide de faire disparaître avec une formule magique improvisée cette envie désagréable, je suis obligé de me rendre à l’évidence : je dois me rendre aux toilettes rapidement. Je me lève donc, essayant le plus possible de ne pas déranger la belle au bois dormant, puis me rend à l’étage inférieur pour faire ce que j’y ai à faire. Une fois ceci fait, j’en profite pour me passer un coup d’eau sur le visage et me rafraîchir. Puis je remonte et me recouche avec elle, comme si de rien n’était. Elle semble dormir comme une masse : elle n’a pas bougé d’un pouce depuis que je suis parti. J’espère juste que je ne l’ai pas réveillée.



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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Dim 29 Juil - 11:35


Un frisson parcourt mon échine, m’extirpant à moitié du doux rêve dans lequel j’étais plongée. Ne voulant pas quitter les bras confortables de Morphée, je grogne pour exprimer mon mécontentement, espérant replonger dans mon sommeil.

Une douce chaleur me caresse le dos, se diffusant jusque dans mon ventre. Le cerveau complètement embrumé, ne distinguant pas réellement la différence entre le demi-sommeil dans lequel je suis et la réalité, je souris à moitié, détendue. Je ne sais pas trop ce qu’il se passe, et je n’ai pas envie de le savoir. Tout ce dont j’arrive à me rendre compte, c’est qu’une touffe de cheveux me chatouille le cou, et c’est agréable.

Je passe ma main sur ma hanche, jusqu’à entrer en contact avec un bras. Un bras rassurant, source de chaleur sur mes côtes. Je comprends mieux. Sans réfléchir, je continue mon chemin sur ce bras, jusqu’à arriver à des doigts que je saisis, les entrelaçant fermement avec les miens, les tirant quelque peu pour me rapprocher un peu plus de cette chaleur réconfortante. Je conçois alors que contre mon dos est blotti le torse de Tim, et je me recule du mieux que je peux pour plus me coller à lui, soupirant de bien-être.

Je prends enfin conscience de mes jambes, enchevêtrées aux siennes. C’aurait été plus agréable ni nous n’avions pas passé la nuit dans nos jeans respectifs, mais soit. Je me rends compte que nos corps fusionnent presque, et cette pensée me fait frissonner à nouveau, me faisant quelque peu me cambrer malgré moi.

Je n’ai pas la force de parler. Je suis bien, là, dans ce silence. Mais pour lui signifier que je ne dors presque plus, je laisse échapper un petit son, entre le grognement et le geignement. Ma voix est enrouée, mais je m’en fiche. Je prends une grande inspiration mais garde les yeux fermés, serrant un peu sa main dans la mienne avant de la lâcher. Je m’étire légèrement, tendant les jambes, puis je me décide à me retourner délicatement pour lui faire face, un sourire endormi sur les lèvres.

Ma main prend le temps de lui caresser le torse, puis les côtes, avant d’aller se poser dans son dos. J’y exerce une douce pression pour me rapprocher de lui, voulant profiter un maximum de sa chaleur corporelle. Je devine, à sa respiration, qu’il est réveillé ; aussi, je glisse un baiser volé dans le creux de son cou puis remonte la tête pour coller mon front au sien. Nos jambes toujours mêlées, je ne peux m’empêcher de gigoter un peu pour trouver la meilleure façon d’être contre lui.

Je me demande pendant un instant si je ne vais pas me rendormir. Je suis tellement bien, là, même s’il me faudrait un café pour achever de me sortir de la brume. Mais la proximité de nos corps fait frémir mon bas-ventre, et je comprends alors que si mon esprit est toujours dans les vapes, mon enveloppe charnelle est bien réveillée, elle. Opérationnelle, même, étant donné que depuis tout à l’heure, je bouge sans réellement y penser.

Je n’ai pas très envie de dissiper tout de suite ce nuage dans ma tête. Traîner dans mon lit ne me ressemble pas trop, mais là, je suis avec Tim, et c’est agréable. Et puis je redoute un peu le moment où mes idées se remettront en place, alors autant en profiter tant que je ne suis pas à-même d’avoir les idées claires.

Pour le café, ça attendra.

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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Dim 29 Juil - 16:44



Sid semble me donner tort. Alors que je la pensais encore enfouie dans un profond sommeil, je la sens gigoter bien que les remous semblent affaiblis par la fatigue. Je l’entends grogner par ailleurs, elle sembler lutter soit contre le réveil, soit contre une irrépressible envie de se rendormir. Me rendant compte de son état de demi-sommeil, je me permets de déposer au creux de nuque un furtif baiser que j’agrémente d’une douce caresse avec le bout de mon nez. C’est alors que je sens le bas de son dos presser mon bas-ventre, sans arriver à déduire si le geste est intentionnel ou pas. Son dos prend alors une courbe parfaite et je ne peux qu’admirer la beauté de son corps. La sensation est, pour le dire avec les formes, agréable à souhait. Je sens également la main de Sid s’imbriquer dans la mienne et, pour lui faire comprendre que je suis moi aussi en pleine phrase de réveil, je fais délicatement glisser ma bouche jusqu’au bas de son oreille, ne pouvant alors m’empêcher d’échapper un doux gémissement de satisfaction, me rendant compte qu’il ne me faut rien de plus pour me sentir serein.

C’est alors qu’elle se retourne, doucement, comme si elle voulait ne pas commettre de geste brusque qui pourrait tuer la délicatesse du moment. J’admire alors son visage qui, même s’il appartient à une personne qui a dormi presque douze heures de suite, semble avoir gardé toute la fraîcheur de la veille. Personnellement, je me réjouis d’avoir pu me rafraîchir avant qu’elle ne se réveille, elle aurait pu être effrayée par ma tronche au réveil. Je la vois arborer un grand sourire satisfait, et j’imite plus ou moins consciemment ce sourire. Elle passe alors sa main parfaitement manucurée sur mon torse puis dans mon dos, tout en m’embrassant dans le cou. Je me glisse plus ou moins difficilement jusqu’à elle pour que l’espace qui nous sépare soit le moins large possible. Ma main libérée de l’emprise de la sienne, je peux alors me plaire à lui adresser les mêmes compliments : je pars de son cou et viens frôler sa clavicule avant de passer le bout de mes doigts sur son épaule dénudée. Puis je repasse sur le haut de sa poitrine avant de décider, dans la brumeuse euphorie du moment, de l’embrasser une première fois sur le coin des lèvres, puis sur sa joue, puis dans son cou. Ma main, elle, continue son voyage avant de s’arrêter sur la cuisse de Sid. Quel dommage que nous soyons encore engoncés dans nos pantalons. Au-delà du manque d’aise que ça me procure, cela m’empêche aussi de pouvoir admirer encore plus de cette jeune femme.

Je me rapproche davantage, puis calant ma main dans son dos, je l’enlace de façon à ce que nos corps respectifs fusionnent complètement, comme si nous étions une seule et même personne. Je recule un peu mon visage histoire d’avoir un peu d’air et d’admirer l’entièreté du sien. Quelques-uns de ses longs cheveux roux me chatouillent le nez, sans que je ne puisse décemment trouver ça désagréable. Avec toute la souplesse et la furtivité dont je suis capable, je passe ma jambe libre en dessous de la sienne de façon à ce que les frottements de nos blue jeans respectifs nous semble les moins désagréables possible, en partant cependant du principe que ce serait encore mieux si nous ne les portions pas. Je me demande ce à quoi elle pense et, à vrai dire, je commence à me demander si elle ne s’est pas rendormie. Bien que l’idée soit amusante et que je pourrais lui dire à son nouveau réveil qu’elle s’est endormie en pleine séance de cuddling, j’espère quand même avoir une bonne partie de son attention à l’heure actuelle. Après tout, elle a certainement toute la mienne. Je lève donc la tête et approche mes lèvres de son oreille, en ne manquant pas de dégager le plus doucement possible les quelques cheveux qui la couvre.

"Bien dormi ?"

Elle ne semble pas réellement affectée par son ébriété de hier soir, et c’est une bonne nouvelle pour elle. Et aussi pour moi : une migraine et une méchante pâteuse l’aurait certainement achevé. Elle semble bien trop cajoleuse pour quelqu’un qui a une gueule de bois. J’utilise le revers de main pour caresser sa joue en la frôlant puis celle-ci descend silencieusement jusqu’à son cou. J’en profite pour chatouiller celui-ci avec mes lèvres, sans y déposer de baiser, en espérant la réveiller si jamais elle a du mal à sortir de sa phase de somnolence. Puis je repose silencieusement ma tête sur l’oreiller que celle-ci a quitté il y a quelques secondes, faisant de nouveau face au visage de Sid qui semble reposé et qui arbore, toujours, un sourire satisfait. Sid n’étant pas de celles qui aiment, comme moi, traînasser au lit pendant des heures, je me demande si elle ne préfère pas que l’on commence doucement à se lever. Moi-même, je n’en ai pas vraiment envie car je suis d’une part un traînard pour ce qui est du lever, et puis ce n’est pas tous les jours que j’ai la chance de me réveiller aux côtés d’un si joli brin de fille. Ça ne me dérangerait même pas de rester là toute la matinée, d’ailleurs, même si je sais que Sid en aura totalement marre bien avant que je ne commence à ne serait-ce que me lasser.

"T’as faim ?"

Après ce qu’il s’est passé hier soir, ce serait l’inverse qui serait étonnant pour elle. Rien de mieux qu’un bon scottish breakfast un lendemain matin de beuverie pour reprendre des forces et s’assurer une matinée dans la joie et la bonne humeur. Et je sais que Jill a toujours tout ce qu’il faut pour un petit-déjeuner qui peut apporter tous les bénéfices nutritionnels essentiels. Et voilà que je parle de nutrition alors qu’une rouquine sublime et à moitié à poil est couchée juste devant moi et qu’elle ne repousse même pas mes petites attentions. Ma main délicatement posée sur sa hanche commence à décrire de petits motifs et j’espère la chatouiller juste un peu, histoire que ça la sorte de sa douce brume matinale.



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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Dim 29 Juil - 18:07


Je sens ses doigts courir sur ma peau nue, et je m’obstine à garder les yeux fermés, une vague de frissons me parcourant. S’il continue comme ça, il va finir par m’achever… ou alors par activer la wild Sidney qui ne s’empêchera pas de lui sauter dessus et de le dévorer tout cru.

Il dépose quelques baisers frivoles ça et là, aussi. S’il cherche à me tuer d’extase, il est en bonne voie. Je ne peux contrôler mon corps qui se colle davantage au sien, en demandant toujours plus. Mes lèvres me trahissent, étirées en un sourire de satisfaction procuré par ses délicates attentions.

Il approche sa bouche de mon oreille, et mes muscles se contractent. Son souffle me fait hérisser les poils alors qu’il me demande si j’ai bien dormi. Malgré moi, je rentre mon cou dans mes épaules, sensible à ce semblant de contact. Et, pour toute réponse, j’opine légèrement de la tête.

Mon cou est envahi tantôt de sa main, tantôt de ses lèvres. Une boule semble prendre vie dans mon ventre, y diffusant une chaleur caractéristique que je reconnais aussitôt. Mes abdominaux se serrent, mes mollets se tendent. Self control, Sidney, par pitié.

Une pensée vient cependant obscurcir ce doux moment. Fronçant les sourcils, je me dis que si j’avais été avec Smith, je n’aurais pas hésité une seconde avant de me jeter sur lui et d’en faire mon petit déjeuner. Après tout, cela fait plusieurs fois que nous avons cette habitude, lui et moi. Même si au début, il m’a fallu beaucoup de temps pour accepter mes désirs et les assumer, il avait réussi à faire en sorte que je lui fasse assez confiance pour me laisser aller sur ce point-là. Grâce à lui, j’ai pu en découvrir un peu – beaucoup – sur mon corps, sur mes envies. Sur moi-même, aussi. Quand m’empiffrer dans les cuisines de Poudlard ou m’entraîner avec acharnement dans le parc ne suffisait plus, je me tournais vers lui. C’était un peu ma soupape de sécurité, avec Tim. L’un détendait le physique, l’autre le mental.

Au bout des mois, des tensions diverses, on a fini par se voir même lorsque le stress ne me rendait pas irascible. A force, j’ai fini par accepter que j’avais tout simplement envie de lui, et que l’angoisse que constituait ma cinquième année, si elle était bien réelle, n’était qu’une excuse pour nos entrevues secrètes.

Mais je n’étais pas avec Smith, là. J’étais avec ma soupape de sécurité mentale, mon meilleur ami, le timide et innocent Timothy. Alors oui, ce n’est pas pareil. D’autant plus que cette envie de rester dans ses bras, je ne la ressentais pas avec Smith. Non, avec Smith, c’était purement physique. Tandis qu’avec Tim… Eh bien, c’était différent, mais je ne saurais dire en quoi. Peut-être notre amitié y jouait un rôle, dans le fait que son contact que je m’étais interdit pendant tant d’années avait le pouvoir de me détendre instantanément. Et dire que je ne le découvrais que maintenant. Etrange.

Toujours est-il que ses mains sur ma peau et nos corps enlacés me font un drôle d’effet ; aussi, lorsqu’il me demande si j’ai faim, les mots se frayent un chemin seuls à travers mes lèvres.

- Oui, très, je prononce en ouvrant enfin les paupières pour me plonger dans son regard. Faim de toi.

J
e me mords la lèvre inférieure, enfonçant légèrement mes ongles dans son dos pour lui rappeler notre conversation de la veille. Il me semble que nous avions encore des choses à régler, lui et moi… Des choses restées inachevées à cause de ma bêtise. Quelle idée de vouloir se donner du courage en buvant comme un trou, je vous jure… Mais là, j’étais sobre. Et bien décidée à reprendre là où nous nous sommes arrêtés.

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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Dim 29 Juil - 19:26



Mon cœur gagne bien vingt battements par minute quand elle répond à ma question. Cette manière qu’elle a de me regarder et de me planter ses ongles dans le dos ne laisse mon sang ne faire qu’un tour, sans oublier son regard de biche et les mots qu’elle choisit. Je me penche un peu sur elle, de façon à ce que ma tête se trouve juste au-dessus de la sienne puis je l’embrasse tendrement, ajoutant davantage de fougue à chaque seconde. Mes mains commencent à devenir de plus en plus baladeuses : elles commencent leur course sur sa joue, puis elles amorcent une descente lente mais ferme vers son cou, puis ses épaules. Je frôle sa poitrine avant de me diriger vers ses magnifiques hanches avant de s’aventurer sur l’arrière de ses cuisses et ses fesses. Puis je fais le chemin inverse, n’hésitant pas, tout en la caressant, à balader mes lèvres jusqu’à son cou, osant alors laisser fuir quelques baisers sur l’une de ses épaules, avant de remonter et de rencontrer ses lèvres à nouveau.

Je commence à avoir vraiment chaud et, je dois l’admettre, mes mains tremblent à cause de l’adrénaline me faisant bouillir les sangs. Mon souffle se fait plus fort et plus haletant, et j’entends alors la respiration de Sid se caler sur le rythme de la mienne. Le baiser se fait de plus en plus passionné sans pour autant perdre de sa tendresse et mes mains, alors si promptes aux caresses semblables à autant de chatouilles, ne peuvent s’empêcher d’agripper le haut de son bras, sans pour autant que je ne force de peur de lui faire mal. Alors que nous nous embrassons, je suis tenté de lui mordre la lèvre, mais je me retiens, là encore de peur de mordre trop fort et de briser la chaleur du moment que nous passons tous les deux. Je ne sais pas encore comment faire ce genre de choses, et je n’ai pas envie que ma relative inexpérience dans ce domaine ne se révèle davantage un inconvénient qu’elle ne l’est déjà. Posant alors un baiser sur son cou, juste en dessous de son oreille droite, je ne peux m’empêcher d’échapper un souffle chaud et des mots discrètement prononcés mais parcimonieusement choisis.

"J’ai envie de toi."

Je remonte la tête et regarde Sid dans les yeux. Je veux qu’elle voit que mon regard ne laisse aucune ambiguïté sur ce que je viens de lui dire. Je veux qu’elle comprenne que je désire que le moment que j’ai souvent imaginé devienne une réalité, pour nous deux. Je redescends la tête en direction de son cou et, excité par la situation, je ne peux m’empêcher de le mordiller comme un vampire qui aurait peur de lui faire du mal, tout en faisant bien attention à ne pas mettre de force dans ma mâchoire. Je prends certes beaucoup de précautions, mais elles sont là pour compenser mon manque criant d’expérience. Je caresse son dos, parant du haut de sa colonne vertébrale et laissant mes doigts la descendre comme un serpent d’arbre glisserait sur une branche avant que ma main ne finisse sa langoureuse course sur le haut du pantalon de Sid. Je ne peux alors pas m’empêcher de passer ma main sur ses fesses tout en l’embrassant. Relevant celle-ci, je ne peux m’empêcher de jouer avec l’une des bretelles de son soutien-gorge, révélant par la même mon désir d’en voir plus quand le moment viendra de l’ôter.

Je décide de prendre les devants en grimpant davantage, de façon à me retrouver au-dessus d’elle alors que ses jambes sont enroulées autour de mon corps et que mon entrejambe est au contact du sien. Mes mains s’aventurent sur le matelas autour de nous avant de trouver celles de Sid que je dirige, avec une sorte d’espièglerie ludique, sur mon propre torse. J’amorce alors quelques mouvements du bas-ventre, mais je m’aperçois que l’effet escompté n’est pas au rendez-vous. Alors que je table en premier lieu pour ma maladresse légendaire, je dois avouer que nous ne sommes pas aidés par la présence de deux jeans dont on serait soulagés qu’ils n’existent plus. J’aimerais pouvoir ôter le sien, mais je redoute sa réaction : peut-être est-ce encore trop tôt pour oser enlever son pantalon ? Beaucoup de questions plus ou moins techniques viennent quelquefois s’instiller dans mon esprit. C’est un moment spécial pour moi, tout comme j’espère que c’est un moment spécial pour elle : raison de plus pour que j’essaye d’être le plus adroit et le plus à l’écoute possible. J’ai peur d’enlever son pantalon, certes, mais je crains aussi qu’elle trouve que je traîne trop et qu’elle finisse par se lasser de mes doutes. Peut-être devrais-je arrêter de penser et essayer de me détendre le plus possible : peut-être que c’est là que réside la clé d’un moment parfait à passer tous les deux.

Au diable les questions. Renouvelant mes baisers, je décide de me redresser afin de garder le plus d’équilibre possible et de descendre le plus doucement que je peux mes mains en direction du bas-ventre de Sid, jusqu’au haut de son pantalon et sa braguette. Je ne peux m’empêcher d’être soulagé en me rendant compte que ce n’est pas une braguette faite entièrement en boutons pression : déjà que j’ai du mal à enlever mes propres boutons pressions, je me demande comment j’aurais pu me débrouiller dans cette situation, alors que je suis en train d’embrasser une fille et que l’adrénaline me fait trembler des mains. J’atteins donc le seul et unique bouton pression du pantalon de Sid et, après avoir moins lutté que je ne le redoutais, arrive à m’en défaire. Je quitte donc les lèvres de Sid pour descendre un peu ma tête, pour amorcer un mouvement plus ou moins fluide. Je descends par son cou, sa poitrine avant de me retrouver à son ventre que le plaisir que je ressens ne peut m’empêcher de mordiller et d’embrasser. Une fois l’obstacle de la fermeture du pantalon de Sid franchi, je n’ai plus qu’à me reculer et à commencer à le retirer délicatement, avec son aide. Une fois ceci fait, je remonte jusqu’à elle pour l’embrasser tout en enroulant à nouveau ses jambes autour de mes hanches. Je regarde alors ma compagne avec un regard à la fois joueur et tendre, n’oubliant pas de continuer mes caresses sur son cou, sa poitrine et ses hanches.

"A ton tour."



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Sidney J. Pond

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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Dim 29 Juil - 22:35


Jamais je n’aurais cru que Tim pouvait embrasser avec autant de ferveur.

A vrai dire, jamais je n’aurais cru me retrouver, moi, à moitié à poil, en train de me faire embrasser par Tim, lui aussi à moitié à poil, avec autant de ferveur.

Mais c’est diablement agréable. Alors je le lui rends bien, mes mains s’aventurant sur son corps dénudé, un peu partout, caressant la moindre parcelle de peau que je peux atteindre. Si ses mots me font tressaillir, son regard m’achève. Ferme, déterminé, brûlant de désir et d’impatience. Ses yeux me crient qu’il n’a qu’une envie : me faire l’amour.

Je frissonne de tout mon long alors qu’il recommence à prendre possession de mon cou. Il a visiblement trouvé mon point faible, et bien que je le sente un peu hésitant, j’adore tout ce qu’il me fait. Ses gestes sont légèrement maladroits ; il tremblote. De désir, d’excitation, d’appréhension, de nervosité ? Peut-être un peu des quatre.

Et alors que je me dis, impatiente, que ce serait bien qu’il prenne des initiatives, il se dirige vers mon pantalon pour me le retirer. Ce n’était pas exactement le genre d’initiatives que j’attendais, à vrai dire. J’aurais voulu qu’il approfondisse ses caresses, qu’il n’hésite pas à me toucher plus fermement, qu’il ose s’affranchir de sa pudeur pour glisser ses mains en-dessous de mon soutien-gorge. Ca viendra, je suppose. Mais malgré ma mini déception, je souris, satisfaite, en le regardant me déshabiller.

Il m’invite à l’imiter. Mon sourire s’élargit, et je lui rends son regard joueur. Mes yeux brillent de malice, un sourcil haussé, prête à passer à l’action. D’un coup de hanche, je le dégage de ma route pour lui saisir les bras et l’allonger sur le dos. Mes mains se referment sur ses poignets que je colle sur l’oreiller, au-dessus de sa tête. Sans pouvoir m’empêcher de me mordre la lèvre d’anticipation, je grimpe aussitôt à califourchon sur lui avant de fondre sur ses lèvres.

Un baiser endiablé s’en suit. Je lui mordille la lèvre inférieure et la tire légèrement, le regardant avec envie au passage. Je relâche ma prise pour trouver ses côtes, que je caresse du bout des ongles. J’embrasse sa mâchoire, son cou, ses épaules avec délice, mordillant, léchant, parsemant sa peau de baisers tantôt frivoles, tantôt prononcés. Puis je me redresse pour lui adresser un sourire, et dépose un ultime baiser sur ses lèvres avant de me reculer, prenant appui sur ses cuisses.

Je défais son jean sans trop de mal, avant de me lever pour le retirer et l’envoyer valser au pied de mon lit. Reprenant ma place, mes muscles se contractent à nouveau alors que je remarque qu’il n’y a plus que deux fins morceaux de tissus qui nous séparent. Mes dents viennent se planter dans ma lèvre inférieure une fois de plus ; un voile de désir se pose sur mon regard. Mais je relève les yeux vers le visage de Tim et hésite une seconde. Seconde qui me semble durer plusieurs longues minutes.

Il est là, allongé sur mon lit, sur lequel on aura passé tant d’après-midis et de soirées à se chamailler, à s’envoyer des oreillers dans la gueule, ou à jouer aux échecs. Il est là, avec sa gueule d’ange et son corps frêle mais finement dessiné grâce au Quidditch, presque nu, en-dessous de moi. Il est là, allongé sous le corps aux aguets de sa meilleure amie qu’il est censé tacler au lieu de la regarder comme il le fait en ce moment. Et malgré ça, malgré la barrière qu’on s’est toujours posée, malgré notre amitié qui n’a jamais eu affaire à la moindre ambiguïté, je sais que j’ai envie de lui. Mais j’hésite.

Il n’y a eu que Smith, avec qui j’ai pu m’adonner à de tels plaisirs. Le seul homme à m’avoir jamais touchée de la sorte, c’était lui. Le seul homme à m’avoir fait découvrir mille et un délices, avec qui je m’abandonne tout simplement. Qui m’a appris tant de choses. Et avec qui je n’ai presque plus de barrières, presque plus de limites – de ce côté-là, du moins. Et l’idée de le faire avec un autre me semble soudainement bizarre.

Surtout de le faire avec Tim.

Je veux dire, outre le fait que Tim soit mon meilleur ami, blablabla, vous avez compris l’idée, mais que je meure d’envie de lui faire l’amour de toutes les façons possibles et imaginables là tout de suite, eh bien… Je n’ose tout simplement pas. Je n’ose pas faire ce que j’arrive à faire de manière totalement décomplexée avec Smith. Je ne me vois juste pas capable de m’affranchir de ma pudeur avec Tim là, maintenant, tout de suite. Il est trop tôt, bien trop tôt. Physiquement, on ne se connait pas encore. Et ça me tue, de penser à Smith à un tel moment, mais je n’y peux rien, c’est le seul élément de comparaison que je puisse avoir. Le seul moyen de me dire que j’ai le courage nécessaire pour affronter mes démons et me permettre d’aller plus loin avec Tim afin de concrétiser mes désirs, c’est de justement me dire que je l’ai déjà fait par le passé avec Smith. Et que si j’étais capable de le faire avec Smith, il n’y avait donc aucune raison pour que je ne sois pas capable de le faire avec Tim. Non ?

Toutes ces pensées embrument beaucoup trop mon cerveau, et me font mal au crâne. Je tente de les chasser en secouant la tête ; je suis avec Tim, là, il n’y a pas de place pour Smith, ni pour mes expériences passées en général, ni pour une quelconque comparaison. Je dois me concentrer sur le moment présent et le vivre, tout simplement. Adviendra que pourra.

Alors j’entame un lent mouvement de bassin, pour me rappeler à la réalité, et me repenche vers lui. Me donnant quelques baffes mentales, j’insiste sur chaque baiser que je dépose sur sa peau. J’embrasse Tim, et c’est tout ce qui compte. J’embrasse Tim, et c’est purement agréable. J’embrasse Tim, et j’adore ça.

Je lui mordille le lobe de l’oreille alors que ma main s’en va se glisser entre nos deux corps pour se poser délicatement sur son entrejambe. J’y exerce une légère pression, histoire de le rendre un peu dingue et de lui signifier que moi aussi, j’ai envie de lui, tout autant qu’il a envie de moi. C’est aussi une façon pour moi de le rassurer, de lui donner un accord implicite, de le pousser à aller plus loin et à ne plus hésiter. A prendre confiance, tout simplement.

Parce que moi aussi, je dois prendre un peu plus confiance.

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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Dim 29 Juil - 23:42



Vraisemblablement, Sidney Pond est constamment la même personne. D’une part ça me rassure, et ça me surprend agréablement d’autre part. C’est ce que je pense quand elle décide, de toute évidence, à prendre la responsabilité du rythme à laquelle doivent aller les choses tandis qu’elle se décide à choisir nos rôles : elle se met au-dessus de moi à califourchon tandis que je peux l’admirer d’en bas, couché le dos sur le grand matelas de son lit. Elle semble même prendre du plaisir à prendre le contrôle de la situation en la voyant plaquer mes mains de chaque côté du lit avant qu’elle ne se décide à déboutonner mon pantalon et à le retirer avec autrement plus de maîtrise que je n’ai réussi à ôter le sien. Alors qu’elle s’en occupe, je la caresse partout. Je caresse ses seins, ses fesses, ses hanches, ses jambes élancées. Une fois ce maudit vêtement ôté, elle me plaque à nouveau les mains contre le matelas, comme si elle voulait les punir d’être trop baladeuses. Je ne m’en plains pas : je n’ai jamais déprécié le fait que Sid aime prendre les choses en mains. Surtout quand elle s’en débrouille bien mieux que moi.

C’est alors qu’elle commence à remuer son bassin de façon à ce que nos entrejambes respectifs frottent l’un contre l’autre. Je sens alors une vague de désir monter en moi tandis qu’elle prend le temps de m’embrasser partout, tandis que je ne peux m’empêcher de sortir les griffes pour ses bras, son dos, ses cuisses. Puis se levant un peu, elle glisse délicatement sa main entre elle et moi pour me caresser avec toute l’ardeur que j’espérais qu’il y ait. Un râle de plaisir s’échappe de ma bouche sans même que je ne le sens arriver, et je me redresse pour l’embrasser langoureusement après avoir tiré sa tête, située un peu plus haut que la mienne, vers moi. Sentant que je suis prêt pour faire plus et qu’elle ne semble absolument pas hostile à l’idée, je décide de baisser ses bretelles de soutien-gorge, laissant apparaître la partie supérieure de se poitrine. Je commence à embrasser ses seins avec toute l’envie qui me ronge depuis que nous avons commencé à chahuter, et je sais que je devrai faire face à mon plus grand défi dans très peu de temps, quand il s’agira de dégrafer ce foutu soutif. Je me demande d’ailleurs si je pourrais apprendre un sort discret et intraçable pour m’en débarrasser plus facilement pour les fois suivantes.

Je caresse sa poitrine puis déshabillant celle-ci encore un peu davantage, je me mets à doucement embrasser et lécher le bout de ses seins tout en n’arrêtant pas de la caresser et la serrant contre moi. Je me sens étrangement en confiance, sans doute est-ce grâce au fait que Sid me guide plus ou moins subtilement. Elle n’est pas trop directive, mais elle sait ce qu’elle veut et elle essaie de me le montrer sans que ça ne saute aux yeux. J’ose espérer que je ne la déçois pas dans mes réponses, simple réflexe de béotien qui ne souhaite que devenir un bon élève, appliqué et attentif. C’est alors que je donne moi-même un coup de hanche et que nous nous retournons à nouveau. Toutefois, je ne me mets pas exactement au-dessus d’elle, mais plus ou moins à côté d’elle, tout en gardant de la hauteur. Je descends alors doucement ma main pour la remercier de son geste. Ma main s’arrête sur son entrejambe et je commence à doucement décrire sur celui-ci des caresses que je n’ose pas encore appuyer. De toute façon, nous avons encore tout le temps d’accélérer le mouvement plus tard.

En même temps que je la caresse, je glisse mes lèvres sur son cou que je mordille et lèche avec envie et un certain appétit avant de remonter jusqu’au lobe de son oreille que je mordille également, tout en ne pouvant que continuer d’haleter tant je suis excité, consumé par le désir. J’embrasse Sid avec ardeur tout en lui attrapant, avec fougue, quelques-uns de ces cheveux pour plaquer son visage contre le mien. C’est alors que je me risque à mordre sa lèvre inférieure. Après tout, il faut bien que je le fasse une première fois un jour où l’autre. Rien n’a l’air de s’arracher et Sid ne crie pas et n’a pas l’air de s’en plaindre, ce qui est une excellente nouvelle. Peut-être que le baiser n’est en aucun cas extraordinaire, c’est possible. Mais en tout cas, aucune blessure n’en résulte, et c’est une victoire en soi. La main qui caresse son entrejambe décolle alors de celle-ci pour rejoindre les agrafes de son soutien-gorge. C’est le moment de tenter. Je glisse mes deux mains dans le dos de ma compagne de l’instant et j’essaie de me remémorer toutes les leçons autodidactiques que j’ai prises. Alors : tirer les sangles l’une vers l’autre et enlever les crochets. Ce ne devrait pas être trop difficile. Je me lance. Bon dieu mais comment c’est vraiment foutu, ces trucs-là !? Elle a enchanté son soutif pour qu’on ne puisse pas l’enlever, c’est quoi ce bordel ? J’essaie de faire bonne impression et de maintenir une illusion de maîtrise en continuant d’embrasser langoureusement Sid, mais je pense qu’elle sait aussi bien que moi que je n’arrive pas à dégrafer cette saloperie et je n’ai désormais qu’une seule envie : balancer un Cracbadabum sur cette foutue agrafe, Trace magique ou pas. Et c’est alors que je suis sur le point de demander, avec toute la honte et le manque de dignité que je possède en moi, à Sid de dégrafer son propre soutien-gorge car je suis incapable de le faire que, finalement, j’y arrive. Et je suis tellement surpris d’y être arrivé que je ne peux m’empêcher d’échapper un « ouf » de satisfaction mêlée de soulagement. Reprenons-là où j’ai été grossièrement interrompu par une foutue pièce de lingerie.

Je retire alors délicatement le soutien-gorge de Sid, sa poitrine se trouvant alors dénudée. Je glisse alors délicatement en direction de ses magnifiques seins, prenant garde à bien laisser baisers et mordillements à chaque étape importante que j’atteins avant d’arriver à sa poitrine : donnant de furtifs coups de langue, j’en profite pour reprendre les efforts que j’avais employé plus bas avec mes doigts, décidant cette fois-ci d’ajouter un peu d’intensité.



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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Lun 30 Juil - 10:31


Je le regarde batailler avec mon soutien-gorge, et j’esquisse un sourire, me retenant de rire. Je n’y arrive pas longtemps, cela dit : car lorsqu’il arrive enfin à venir à bout de sa tâche, son soupir de soulagement achève de me faire éclater de rire.

Un véritable petit chat, ce Timothy. Aussi doux qu’une boule de poils, mais tout aussi tenace et féroce lorsqu’il sort les griffes. Il me faire sourire, mon cœur s’emballe, mon corps frissonne ; il me touche, sur la peau et en plein cœur. Son hésitation est attendrissante, et sa détermination excitante. Et alors que mon désir ne cesse d’augmenter au fur et à mesure que nos caresses s’approfondissent, on finit enfin par se retrouver nus dans les bras l’un de l’autre.

Un plaisir vaporeux s’empare de nous, que nous exprimons à force de baisers, de griffures légères et de morsures frivoles. De soupirs, de gémissements, de souffle court. J’en oublie où je suis, ce que je fais ; mon corps se meut seul, sans que je n’aie à réfléchir : tout ce qui compte, c’est son plaisir et le mien.

Il est tellement beau, comme ça, les traits déformés par l’extase. Sourcils légèrement froncés, lèvres entrouvertes, concentré mais abandonné dans mes bras. Une goutte de sueur perle sur son front, ses yeux m’enveloppent de leur voile de désir alors qu’il me regarde intensément, semblant vouloir me faire passer mille et un messages sans paroles. Je crois bien que je suis émue.

Mais toute bonne chose a une fin. C’est ainsi que nous retombons sur mon lit, essoufflés mais satisfaits, ayant enfin accompli ce que l’on s’était promis la veille. Et alors que la tête me tourne un peu, que je retrouve petit à petit une respiration régulière, la réalité me frappe enfin, de plein fouet. Et ça fait mal.

Je viens de coucher avec mon meilleur ami.

Je viens de coucher avec Timothy, nom de nom. Qu’est-ce qu’il m’est passé par la tête ?

Et maintenant, quoi ? Qu’adviendra-t-il de notre relation ? Ce ne sera plus jamais comme avant, si ? On a exprimé nos désirs, on les a concrétisés. Sauf que maintenant, c’est fait, acté, terminé, et il n’y a pas de retour en arrière possible. On ne peut pas juste redevenir les amis qu’on a toujours été, avec nos barrières et nos modes de fonctionnement. Malaise infini.

Est-ce que c’était une aventure ponctuelle ? Est-ce qu’on allait remettre ça ? Pire, est-ce que ça va devenir un truc régulier ? Est-ce que ça donnerait une dimension toute autre à notre amitié ?

La panique me monte à la tête, me vrillant le crâne. Trop de questions, trop d’angoisses que je ne pouvais supporter dès le matin. Il est tôt, encore, vu l’heure à laquelle on s’est couchés hier. Et si les événements nous ont semblé spontanés à notre réveil, la situation actuelle n’a rien de naturel. Et Merlin, c’est angoissant.

Je me lève pour me diriger vers mon armoire. J’y chope le premier t-shirt que j’y trouve, l’enfile, et prends soin de remettre une culotte. Je ne sais pas si maman est rentrée ou non, donc on va éviter une situation gênante de plus. Celle-ci suffit amplement.

A quoi s’attend-il, lui ? Est-ce qu’il pense pareil que moi ? Est-ce qu’il se demande, lui aussi, si on ne vient pas de faire la pire connerie qu’il nous ait été donné de faire ? Je n’en sais rien, et je ne suis pas sûre de vouloir le savoir.

Toujours est-il qu’une pensée domine les autres, se faisant de plus en plus urgente. Aussi, je me tourne enfin vers Timothy, tentant de ne rien laisser transparaître de mes questionnements, et lui adresse un signe de tête vers la porte de ma chambre.

- Café ?

S
ans attendre sa réponse, je sors de ma piaule et dévale les marches, direction la cuisine.

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MessageSujet: Re: Soûls comme des Ecossais [PV Sidney] (-18)   Mar 31 Juil - 18:35



Les respirations haletantes, les gémissements, les souffles de plaisir se sont achevés dans les râles de satisfaction. Le silence installé dans la chambre n’est maintenant brisé que par des respirations longues et nombreuses, comme si nous voulions tous deux reprendre tout l’air craché alors que nos corps fusionnaient, se réclamaient comme une seule entité liée par le plaisir et l’attachement que nous ressentions l’un pour l’autre. Je regarde le plafond en adressant des caresses à Sid, emmitouflée dans mes bras. Elle semble distraite, comme concentrée sur une situation qui devrait me concerner, sans que je n’arrive à comprendre ce qu’il se passe. Est-elle troublée par ce que nous venons de faire ? Ce n’est pas un sentiment que je partage. En ce qui me concerne, je suis serein, apaisé, comme délivré d’un certain poids : celui d’une attirance que je couvais depuis longtemps pour elle, sans même que je ne m’en rende compte depuis des années. Mais c’est de plus en plus clair au fur et à mesure que le voile devant mes yeux se dissipe. J’avais toujours eu envie d’elle, et même si mes pensées me manifestaient cette attirance, j’avoue que je ne mettais ça que sur le compte de mon adolescence. Mais un adolescent passablement attiré ne se serait certainement pas autant donné comme ça.

Cela n’empêche rien, elle ne semble pas aussi sereine que moi et des questions viennent me tarauder l’esprit : ai-je fait tout "comme il faut" ? N’ayant pas réellement d’expérience tangible en la matière, je me demande si tout cela n’est pas de ma faute. Je tente alors de rassurer, en me disant que si c’était le cas, elle me le dirait sans détour. Après tout, elle ne s’est jamais retenue de me faire partager ce qu’elle pensait, je me dis par conséquent que je ne vois pas ce qui change. Mais justement. Ça change tout ! On ne parle pas de mon absolue fainéantise en ce qui concerne les cours, ou de la façon que j’ai de faire des blagues et autres farces grotesques. On vient de faire l’amour. Passionnément, sans que nous ne prions la peine de cacher nos sentiments. Est-ce cela qui la fait peur ? Mes sentiments pour elle ? Ses sentiments pour moi ? Un peu des deux ? A-t-elle peur que quelque chose soit perverti par l’expression de ces sentiments, que notre amitié finisse par en pâtir ?

En ce qui me concerne, je ne me pose même pas la question, ne serait-ce même qu’une seule seconde : c’est mon amie, et le fait que je viens de m’offrir à elle et qu’elle vient de s’offrir à moi ne change rien à mes yeux. J’aimerai toujours lui en faire voir de toutes les couleurs avec mes conneries, j’aimerai toujours continuer à rechigner aux révisions qu’elle me propose, j’aimerai toujours m’entraîner au Quidditch en lui balançant des cognards d’entraînement. Peut-être, finalement, a-t-elle besoin que je lui montre que Sidney Jane Pond est toujours ma meilleure amie, et que je compte qu’elle le reste pour un bon bout de temps. Qu’importent les caresses, les baisers, les morsures et les griffures : aussi agréables soient-elles, elles ne valent pas notre amitié et je ne compte pas la laisser tomber sous prétexte que j’aurais, maintenant, "tout ce que je voulais". Parce que tout ce que je veux, c’est qu’on continue à rire et à être dépités par le caractère de l’autre. C’est comme ça que nous fonctionnons bien, et je ne vois pas pourquoi ça changerait.

Alors qu’elle se lève et, en renfilant ses vêtements pour dissimuler sa nudité, elle se retourne vers moi alors que je suis encore nu sur le lit, me proposant un bon café. Je me redresse sur le lit et je scrute la pièce à la recherche de mon pantalon que nous avions négligemment jeté. Et mon caleçon, aussi. Une fois l’un et l’autre trouvés, je me dirige vers eux et les enfile, donnant de ce fait une réponse positive à la question de Sid. J’ai faim, aussi. Je ferais bien un bon petit-déjeuner, mais je doute que Sid en veuille. Je prends, sur la table de nuit, l’anneau que j’avais laissé sur celui-ci avant que nous nous endormions et l’enfile sur mon majeur droit. Et puis je resterai torse nu, d’une part parce que j’ai chaud, d’autre part parce que j’ai l’occasion de me balader sans avoir à porter un vêtement.

Sid, elle, a déjà décollé et rejoint la cuisine de son domaine. Une fois préparé, je la suis et descends les escaliers quatre à quatre, mus par la soif et la faim. Une fois dans la cuisine, je me dirige vers le réfrigérateur afin de me saisir d’une boîte d’œufs et de crème pour les œufs brouillés, et de bacon pour l’accompagnement. Pas de saucisses ni de haricots, cependant. Tant pis, je ferai sans.

"Œufs brouillés, Serpent ?"



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