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 La Belle et le Clochard - à peu de choses près [PV Zoltan Parsk]

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Sidney J. Pond

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MessageSujet: La Belle et le Clochard - à peu de choses près [PV Zoltan Parsk]   Mer 6 Juin - 12:18


« Sidney,

J’ai vu passer ta copie pour les Soins aux Créatures Magiques. T’as pas à t’inquiéter, mais j’aimerais quand même en discuter avec toi.

Passe me voir à la cabane, à l’occasion. Mais le plus tôt sera le mieux.

Zoltan Parsk »


Je relus cette lettre pour la sixième fois. Six fois, et toujours rien : les mots n’avaient pas changé de place, même lorsque j’avais cligné des yeux entre deux relectures. Non, non, je ne rêvais pas, j’étais bel et bien convoquée chez le garde-chasse.

Moi.

Convoquée.

En pleine période de B.U.S.E.

Il se foutait de ma gueule ?

Bon, le point positif était que j’avais réussi – de justesse, j’imagine – mon examen de Soins aux Créatures Magiques, étant donné que je n’avais pas à m’inquiéter. Mais dans ce cas, pourquoi Parsk voulait-il me voir ? Cela ne lui suffisait pas ? Fallait pas trop m’en demander, hein, j’avais des priorités. Comme devenir Auror, par exemple.

Alors oui, certes, son cours faisait partie de mes options. Et puis j’appréciais sincèrement cette matière. Mais mes matières principales nécessaires à l’accomplissement de mon projet professionnel me demandaient énormément de temps, et il me fallait faire des choix.

Et puis, quelles étaient ces manières de me convoquer en pleine semaine d’examens ?

J’étais de mauvaise foi. Il était clairement stipulé dans son message que je pouvais passer le voir « à l’occasion ». Mais qu’il serait tout de même préférable que je lui fisse l’honneur de ma présence dans les plus brefs délais. Après tout, une fois les examens terminés, nous serions tous en vacances, et le collège serait fermé. C’était donc cette semaine ou jamais. Il ne pouvait pas attendre l’année prochaine ? Ou se bouger un peu plus tôt dans l’année, disons, avant les B.U.S.E. ?

Je bouillonnais. Je n’avais pas de temps à perdre, entre mes révisions, mon besoin de me détendre, et Eriksen à supporter. Et à présent, il fallait que je décale mon emploi du temps de ministre pour aller discuter, en fin d’année, de mes résultats peu satisfaisants avec un prof qui enseignait une matière que j’avais en option et qui ne me servirait en rien dans ma formation supérieure. Comment étais-je censée garder mon calme, au juste ?

C’était donc cette semaine ou jamais.

Cette semaine, ou jamais.

…Je n’avais qu’à ignorer son hibou. Faire comme si je ne l’avais jamais reçu, et ne pas me pointer dans sa fichue cabane. Je finirais mes examens, rentrerais à la maison, et passerais des vacances d’été tranquille à attendre mes résultats. C’était une excellente idée !

A peu de choses près. Pour une raison obscure étant donné mon sérieux problème vis-à-vis de l’autorité, la direction avait décidé de me nommer Préfète de Serpentard. Je me devais donc de montrer un minimum l’exemple si je tenais à garder mon insigne. Après tout, toute forme de gratification était la bienvenue. Et puis, il fallait bien admettre que c’était particulièrement satisfaisant de voir Eriksen rager de jalousie. Aucune chance que je lui laisse l’opportunité de prendre ma place.

C’est ainsi que je finis par ranger mon Nécessaire à balai que j’avais sorti pour astiquer Gisèle (bah quoi ? C’était le p’tit nom que je donnais à mon balai d’amour). Poussant un soupir à fendre l’âme, je troquai mon short de pyjama pour un jean et saisis mon sac avant de quitter le confort de ma Salle Commune. Je n’allais tout de même pas mettre une chemise pour les beaux yeux de Parsk ; il devrait faire avec mon vieux t-shirt spécial révisions qui m’arrivait mi-cuisses tellement je flottais dedans. Qu’il ose me faire une remarque sur ma tenue pour voir, il n’avait qu’à pas me convoquer en fin d’année !

Non, je ne m’en remettais toujours pas. J’avais encore relu sa lettre deux fois pour être sûre de ne pas être en train d’halluciner. Ce que c’était… incongru de sa part, tout de même, pensais-je alors que je dévalais le Grand Escalier.

La brise souleva mes cheveux, me faisant frissonner. Après réflexion, j’aurais peut-être dû prendre une veste. Tant pis. Il était hors de question que je fasse demi-tour ; la tentation de rentrer au château et d’y rester était trop grande. A présent que je m’étais mise en route, il n’y avait pas de retour en arrière possible.

Alors que je traversais le parc, je laissai mon regard vagabonder au loin, admirant le coucher de soleil sans réellement le voir. Mon esprit était à vrai dire occupé à, d’une part, passer en revue mon cours de Sortilèges, et d’autre part, pester contre Parsk. Je ne comprenais définitivement pas ce qu’il pouvait me vouloir. Alors oui, d’accord, je ne m’étais pas vraiment foulée pour l’examen de Soins aux Créatures Magiques. Et alors ? Ce n’était pas la fin du monde. Si je n’avais pas à m’inquiéter, c’était plié.

Mais non, Môsieur voulait déblatérer. Comme si je n’avais rien d’autre à faire. J’avais déjà fourni l’effort de me pointer à son examen et de le passer, par Merlin ! Grmbl.

C’est donc fulminant à l’intérieur de mon délicat être que j’assénai trois petits coups secs à la porte en bois. Debout devant la cabane de notre cher Garde-Chasse, le temps que Môsieur daigne m’ouvrir, je m’impatientai derechef, tapant du pied expressément par terre.

Le soleil s’était couché, à présent. Le ciel s’assombrissait à vue d’œil, et moi, au lieu d’être confortablement installée dans ma Salle Commune à me détendre pour me préparer à mon examen du lendemain, j’étais là, les lèvres pincées, à attendre un sermon dont je me foutais. La soirée promettait d’être gé-niale.

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Dernière édition par Sidney J. Pond le Sam 9 Juin - 14:17, édité 1 fois
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Zoltan Parsk

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MessageSujet: Re: La Belle et le Clochard - à peu de choses près [PV Zoltan Parsk]   Sam 9 Juin - 0:00

"OH BORDEL, LE CON !!
    SCHEISSE !!"


Mais qu'est-ce qu'il m'a pris de vouloir faire deux potions en même temps... J'ai mélangé un ingrédient dans la mauvaise potion et voilà...
Comment jvais faire pour réparer ce TROU dans ma maison ?!!

Ou cabane, jvois pas pourquoi ils ont appelé ça comme ça, d'ailleurs...

Mais punaise mince ! Jme retrouve avec un trou d'au moins deux mètres dans mon mur. Et comme un blaireau, j'ai posé ma baguette derrière le chaudron qui a explosé, donc elle a volé par le trou, ça va être impossible de la retrouver... Et encore, "retrouver" si elle est intacte !
Comment je vais faire ?...

Raaaaaaaaahhh ! J'arrive plus à penser clair !!

Faut que jme concentre.
Deux minutes.


J'ai plus de baguette.
Je peux pas réparer ce mur.
Faut que je retrouve ma baguette donc. Mais je sais même pas où elle est.
Faut que je demande à quelqu'un de m'aider... Mais qui ? Je suis le seul prof à pas avoir beaucoup de truc à corriger, ils sont tous en pleine correction des BUSEs, et moi jfais le mariole !

Non, reste concentré ! Quelqu'un pour m'aider. Quelqu'un que j'aurai besoin de voir...
Yaurait pas un élève dans le tas qui pourrait m'aider sinon ? J'ai pas non plus envie de passer pour un boulet auprès des autres collègues alors que je viens juste de finir ma première année... Surtout si j'y reste longtemps... Ca pourrait être cool, d'ailleurs de rester longtemps.
Alors qu'un élève... Un élève assez grand, il pourra me faire un petit "Accio Baguette" et dans un ou deux ans, je le verrai plus...

Ouaip. Je peux faire ça. C'est pas si naze, et au pire, même si ça se sait, c'est pas non plus la mer à boire.
Mais bon, on va éviter si on peu quand même...

Donc, qui je peux voir comme élève ?..
Ah tiens, des copies, jvais regarder les noms.

Rose.
Mais pourquoi t'es là, toi, tu passes pas de BUSE, cette année...
Alors, voilà, je la range... I...CI !

Tim, jl'aime bien lui, il a l'air d'aimer les créatures magiques, mais en sortilège, je sais pas trop ce que ça donnera.

Palmyre.
Mouaip, ça pourrait le faire à voir.

Sidney.
Mouaip. Possible aussi.

Attends... Sidney... Je crois que..
Ouaip, le prof de DFCM - c'est quoi son nom déjà ?... Bon, on s'en fout - le prof de DFCM nous disait qu'une élève arrivait presque à faire apparaître un patronus dans son cours. C'était Sidney, nan ?..

Ouaip.. C'était elle, rousse, les cheveux, on dirait du feu. C'était bien elle.

Du coup, en sortilège, elle doit assurer. Jvais choper sa copie et la convoquer ici...

Alors, voyons voir, qu'est-ce que tu nous as écrit de beau, Sidney Sidnouille ma ptite fripouille ?..

Quoi ? Les strangulots ont des ailes pour leur permettre de migrer pendant l'hiver ?... Oulah..
Donc ça, c'est mort.
Ca, ça passe.
Ca, viel Glück !, elle l'a correct.
Ca, nope. Dommage !!
Ca, c'est bon.

Mouaip. Elle gère ptet en sortilège et en dfcm, mais c'est une tanche en créatures magiques...
Bon, au moins, elle valide au minimum. Ca me fait un parfait prétexte pour la convoquer.

Donc...

"Sidney,

J'ai vu passer ta copie pour les soins aux créatures magiques. T'as pas à t'inquiéter, mais j'aimerai quand même en discuter avec toi.
Passe me voir à la cabane, à l'occasion. Mais le plus tôt sera le mieux.

Zoltan Parsk"

Voilà, c'est nickel.

Alors...
Il est passé où, lui ?...

Bon, je vais le siffler.
    "FUUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITT !"

... J'attends...

Ah, ben enfin, le v'la !

    "Salut Till ! T'étais passé où ? Allé, viens là, j'ai un message, pour Sidney. Sidney Pond. Emmène lui le plus tôt possible, steuplait, c'est urgent !!"

Me suis toujours demandé comment les chouettes nous comprenaient, mais bon.
Ta gueule c'est magique, ça marche aussi avec la vrai magie, faut croire.

Bon. Maintenant, j'ai plus qu'à ranger tout le bordel que l'explosion a laissé. Avant qu'elle n'arrive.

J'espère d'ailleurs que personne n'a entendu l'explosion... Mais y'avait pas l'air d'avoir grand monde, dehors, alors...






Et jme suis mis à ranger.
J'ai commencé par mettre un peu de musique, pour essayer de faire diversion au bruit. Et de me motiver à ranger ce boxon du diable.
Je sais pas si c'était forcément une bonne idée, mais j'ai mis du Toten Hosen. Ca me relax toujours, d'entendre ce groupe. Ma mère m'avait bercé avec Kauf MICH.
J'ai commencé par ranger plutôt mon bordel que les dégats d'explosion, ça se réparera, ça. Mais sans baguette, donc obliger de le faire à la main.

J'ai commencer par cacher un peu mieux mon Glöck. Parce que sous le lit, c'était un peu naze. Je l'ai planqué dans une casserole, j'ai mis un couvercle par dessus, j'ai mis le tout dans un fait-tout avec un autre couvercle, et j'ai mis le tout dans une étagère. Jme disais qu'il y aurait peu de chance pour que Sid regarde jusque là.
Ensuite, j'ai rangé mes affaires qui trainaient de partout. Mes CDs, mes souvenirs de tous les pays que j'ai fait, la boîte à cigare de ma mère...
Jvenais à peine de la ranger à sa place que :

TOC TOC TOC.

Woh Fatch ! De justesse, nickel !

    "Laisse moi juste 10 secondes, j'enfile un T-shirt !"

Ah Scheisse... Il est passé où ?...
Tant pis, ce sera Rammstein...

Jl'enfile.
Jvois que c'est Sidney, rien qu'aux reflets enflammés de sa crinière rousse qui passent à travers la porte.
Et j'ouvre.
Je suis extenué, on dirait que je viens de courir un marathon tellement je respire vite et fort. J'ai les joues rouges tomates, les cheveux en pétard, et j'ai pas vu, mais j'ai encore du roussi sur le visage...

    "Ah, c'est toi ! Salut, Sidney. T'arrives pile à temps, j'ai besoin de toi.
    Vas-y entre ! J'éteins la musique."
 En même temps de quoi, je rentrais pour éteindre et lui faisais signe de rentrer.
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Sidney J. Pond

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MessageSujet: Re: La Belle et le Clochard - à peu de choses près [PV Zoltan Parsk]   Lun 16 Juil - 22:51


J’étais tellement obnubilée par mon indignation et mes révisions express de Sortilèges que je n’avais pas remarqué l’immanquable.

Un trou.

Oui, un trou, gigantesque qui plus est, dans le mur. Et une sale odeur de pétard. Qu’est-ce qu’il s’était passé ici ?

C’était sans compter la musique allemande aux sonorités punk qui se dégageait de la cabane. Comment avais-je fait pour ne pas m’en rendre compte ?

Et alors que je m’impatientais, j’hallucinais complètement devant le tableau qui s’offrait à moi, portant mon regard vers le vide mural.

La lumière de la lune me permettait d’y voir assez clair. Des débris de ce qui semblait avoir été une explosion jonchaient le sol, et la musique traversait directement l’ouverture pour se nicher dans mes oreilles. Me sentant soudainement agressée par ce raffut, je ne compris même pas ce que le professeur me hurla de l’intérieur, mais crus comprendre qu’il me demandait de patienter. Ainsi soit-il. Je patientai donc.

Mais c’est qu’il en mettait, du temps. Il était à poil, ou quoi ? S’il avait des délires bizarres comprenant des détonations ou ce genre de choses, je n’avais aucune envie de le savoir…

Il finit par ouvrir la porte. Et là, j’écarquillai les yeux de plus belle.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un prof en sueur, habillé visiblement à l’arrache, le souffle court, les joues en feu (sans mauvais jeu de mots) et quelques taches de roussi sur le visage et le cou. Sans parler de l’état de sa chevelure… On aurait dit qu’il venait de faire péter sa baraque tout seul et d’essayer de ranger le tout in extremis avant mon arrivée.

Ne me dites pas que c’était bien ce qu’il s’était passé, tout de même ?!

Il m’invita à entrer, et je le suivis d’un pas hésitant tandis qu’il éteignait la musique. Je ne savais pas vraiment si j’étais prête à découvrir cette facette de mon cher professeur.

Je jetai un regard médusé à la pièce et fronçai le nez devant l’odeur de cramé alors que je m’engouffrai dans je-ne-sais quelle improbable situation. Clignant des paupières, je décidai de ne pas poser de questions pour une fois, et m’apprêtai à me moquer de lui avant de remarquer son t-shirt. Rammstein.

Un sourire en coin vint orner mes lèvres alors que je baissai les yeux vers mon propre t-shirt – oui, vous savez, celui qui fait deux fois ma taille et dans lequel je flotte ? Suivez, un peu ! – à l’effigie de Motörhead. Cette soirée n’allait quand même pas se solder en discussion musique entre prof et élève autour d’une bièraubeurre ? Ca aurait le mérite de me détendre, au moins, me diriez-vous.

J’adressai un signe de tête à Parsk et approchai ma main de ma joue pour illustrer mon propos.

- Vous avez du… enfin… Là quoi. Explosion, tout ça. Enfin, j’imagine.

J
e me retins de justesse d’éclater de rire. C’était pour ainsi dire on ne peut plus inattendu, comme situation.

J’enfouis mes mains dans les poches de mon jean et haussai les sourcils, l’air de dire « bon ben… ». Regardant Parsk avec un étonnement non feint, je me sentais faire tache, d’une part ; mais étrangement, peut-être était-ce dû à ma tenue – ou à la musique moldue qui avait, pendant un instant, bercé mon entrée en ces lieux, j’avais également l’impression de me fondre dans le décor, comme parfaitement à ma place. Drôle de sensation.

Je haussai les épaules, cette fois, les lèvres pincées dans un air de « je ne sais pas trop ce que je fous là mais j’aime bien » reflétant bien ce moment on ne peut plus insolite.

- Vous avez dit avoir besoin de moi ? Je pensais que je venais pour me faire réprimander.

R
iant un petit coup par le nez, moqueuse car consciente du sermon qui m’attendait (mes répliques étaient prêtes !), je le défiai quelque peu du regard, curieuse de savoir ce qu’il attendait de moi. Car visiblement, deux raisons semblaient expliquer ma présence ici. Et si j’en détenais une, il me tardait de connaître la seconde.

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MessageSujet: Re: La Belle et le Clochard - à peu de choses près [PV Zoltan Parsk]   Lun 23 Juil - 10:57

"Hein, quoi ? Ah merde, j'étais tellement à fond, j'ai même pas fait gaffe... Laisse moi deux secondes, jvais m'essuyer la tronche."

Il est où, ce miroir ?.. Je suis plus chez moi, ou quoi ? Je tourne sur moi même comme une toupie deux fois, elle va finir par me prendre pour un taré, si ça continue... Bon pas grave, on va prendre... Tiens, une casserolle brillante ! dans l'évier, avec un peu de vaisselle moyennement propre... J'ai perdu mes habitudes de sorcier avec la vaisselle qui se fait toute seule, moi... Tant pis...
Alors.. Ah oui. Genau. J'ai la joue droite et le côté droit du cou qui sont noir. J'ai pas fait gaffe, mais l'explosion m'a projeté un peu de saleté en pleine face... Bon, je profite d'être devant l'évier pour mouiller le bord de mon t-shirt et pour me frotter le visage avec, histoire de faire disparaitre (enfin disparaître... "atténuer" serait plus juste) une tâche assez mastoc...

Pendant que je me nettoyais, elle me demandait le but de sa présence ici.

"Ah ça...
Attend, j'arrive. Si tu veux te poser, vas-y, ya un Stuhl à ta gauche. Euh... Un fauteuil, scuse moi. Sympa ton t-shirt, au fait !
J'espère que je te dérange pas trop pendant tes buses, d'ailleurs... Désolé...
Tu veux quelque chose, thé, café, bière ? Enfin, jsais pas si je peux te proposer de la bière, mais juste une, ça a jamais fait de mal à personne...
Bref, si t'en veux une, sert toi, elles sont dans le seau à côté du fauteuil. Ça les garde au frais."


Alléééééé.... Part, bon sang, sale tâche de mes deux !
Ah voilà, on y est, enfin !
Mais chui bon pour rechanger de t-shirt, moi... Pas grave, jvais pas me dépoiler devant une étudiante, ce sera le meilleur moyen de me foutre dans la pannade. J'imagine bien :
"Scandale à Poudlard, un professeur fait des avances à une élève, les parents indignés se plaignent au directeur qui licencia sur le champs ce jeune professeur au passé moldu plus que trouble."
Les gros titres de la gazette. Ca me ferait les pieds, tiens.
Bref, revenons à la réalité.

"Ouaip, donc, tes notes, on en parlera après, mais t'inquiète, jvais pas te "réprimander", comme tu dis.
Nan en fait, jpense que ça s'est vu, ya un léger trou, dans ma baraque. Jt'explique.

Je faisais deux potions, de l'essence de dictame, et une potion des flammes noires. Jvoulais aussi faire du dragonfortant, mais drei en même temps, c'était un peu trop compliqué. Enfin, apparemment, zwei, ça l'était aussi.
Jme suis planté d'ingrédient dans une des deux potions. Et comme tu peux le voir, ben ça a pas bien aimé... Explosion, tout ça, j'ai failli me prendre un des deux chaudrons en pleine face, heureusement, chui rapide. Mais le meuble derrière, l'était pas autant, il a morflé.
Dieu merci, ya pas eu trop de flamme, mais j'ai bien cru que cte baraque allait devenir mon bûcher..."

Courte pause, pour qu'elle ait le temps d'assimiler tout ce que je viens de dire. En même temps, même si je doute de son utilité au vu du capharnaüm apparent, je lui montre les différents dégats. Le meuble, le chaudron, le trou...

"Bref, le fait est que j'aurai pu me débrouiller tout seul pour réparer ça si j'avais eu ma baguette.
Maaaaaaaaaiiiiiiiiiissss....... Elle était derrière le chaudron, et donc elle a volé à cause de l'explosion. Autant te dire que chercher une baguette dans cette nuit noire, j'ai même pas envie d'essayer.
Mais sans baguette, jpeux rien faire...

Donc voilà ta mission, si tu l'acceptes : m'aider à retrouver ma baguette, ou au moins réparer mes dégats... Ce serait vachement cool de ta part que tu puisses m'aider.

Ouaip, je sais, chui prof et jdemande ça à une élève de 5ème année. Tu poseras toutes les questions que tu veux après, pas de problème. Mais tu peux me filer un coup de main avant, steuplait, Sid ?
Euh, scuse moi, jpeux t'appeller Sid, au moins ?"

Je voyais à ses grand yeux hébétés que ce genre d'évènement ne doit pas arrivé souvent à Poudlard...
Le fait qu'un prof explose sa maison et demande de l'aide à un élève, comme le fait qu'un prof appelle un élève avec un surnom plutôt.. familier.

J'ai quand même beaucoup parlé, nan ?... J'ai l'impression de pas avoir arrêter, mais elle m'a jamais coupé, elle a attendu sagement jusqu'à ce que j'ai fini d'extérioriser verbalement ma panique... Sympa, das Mädchen ! Bon, jvais la laisser parler un peu, en espérant que je ne l'ai pas endormi avec mon discours...
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Sidney J. Pond

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MessageSujet: Re: La Belle et le Clochard - à peu de choses près [PV Zoltan Parsk]   Mar 24 Juil - 23:45


Il était… branché sur secteur, ce prof.

Je n’avais pas pipé mot depuis qu’il s’était lancé, le regardant faire, mi-amusée, mi-ahurie. Il avait commencé par tenter de venir à bout de sa tache de roussi sur le visage à l’aide de son t-shirt, sans grand succès. Puis, il m’avait désigné un fauteuil auprès duquel reposaient quelques bières. Bonheur.

Vous vous doutez donc bien que je ne m’étais pas fait prier pour m’installer confortablement et me servir, les yeux rivés sur mon professeur qui m’assaillait d’informations.

Pourquoi avait-il besoin de telles potions ? N’avait-il pas confiance en sa capacité de transplaner pour concocter de l’essence de dictame ? S’adonnait-il à une passion autre que les créatures magiques ? Ma foi, j’en apprenais beaucoup sur lui, c’était certain. Quelque part, c’était même fascinant de le voir s’agiter de la sorte.

Complètement perché, qu’il était. Le mal de crâne que son excitation inattendue avait déclenché en moi commençait à se dissiper, et je compris que je m’habituais petit à petit au personnage. Personnage qui, pour finir en beauté le tableau qu’il me dressait de lui-même, ponctua sa tirade par une demande tout sauf formelle.

Il voulait m’appeler par mon petit surnom, disait-il. Si cela ne me posait pas de problème, bien évidemment. Etait-ce son état normal, ou avait-il consommé quelque substance illicite ? Quoiqu’il en soit, le fait qu’il ait remarqué et approuvé mon t-shirt m’avait laissé un léger sourire sur les lèvres. Peu étaient les proches de moldus dans ce château qui savaient apprécier la bonne musique.

J’opinai de la tête à sa question, sans réellement m’en rendre compte, lui donnant ainsi la permission ultime de m’appeler Sid. Toujours sans un mot, je me levai et sortis ma baguette de la poche de mon jean, la pointant dans le vide avec assurance.

- Accio Baguette.

J’
attendis quelques secondes, mais rien ne se produisit. Pas un bruit ne vint déranger la quiétude de la cabane, alors que l’on retenait notre souffle, les sens aux aguets, prêts à remarquer la moindre perturbation. Mais rien.

Je fronçai les sourcils d’incompréhension.

- Vous êtes sûr qu’elle est bien dans la cabane, votre baguette ? marmonnai-je comme pour moi-même.

Je ne voyais pas d’autres solutions. Autrement, si sa baguette était bien quelque part dans ce fouillis, cela voudrait dire que j’avais raté mon sort. Un sort que j’avais appris en quatrième année. Alors que j’étais en train de passer mes B.U.S.E. Non, ce n’était pas possible.

Ce n’était vraiment pas possible.

Du moins, c’était ce dont j’essayais de me convaincre, sentant une montée d’angoisse me prendre à la gorge. Je ne pouvais me permettre de commencer à douter de mes compétences maintenant. J’étais en pleine période d’examens, il fallait que ma confiance en moi reste intacte.

- Ou peut-être que je n’étais pas concentrée. Vous savez, la fatigue, le stress…

J
e m’éclaircis la gorge avant de fermer les yeux, tenant fermement ma baguette entre mes doigts, visualisant mentalement celle du professeur.

- Accio Baguette ! prononçai-je avec plus de détermination.

Cette fois-ci, j’entendis nettement le bruit d’objets qui s’entrechoquaient. Je tournai la tête vers la source de ce son caractéristique, ouvrant les yeux pour découvrir une baguette qui semblait peiner à s’extirper d’un tas de débris. Quand enfin elle fut assez élevée dans les airs, elle me fonça dessus à toute allure, et je manquai de la rater. Refermant ma main autour du bâton de bois avec, certes, moins de classe et de précision qu’un Attrapeur, je souris pour moi-même, rassurée, avant de tendre l’objet de ma venue à son propriétaire.

- Et voilà, c’est mieux. Vous voulez discuter maintenant, ou vous préférez qu’on range un coup ? A deux, ça irait plus vite, mais c’est comme vous voulez, ce n’est pas comme si j’avais des révisions à faire.

L
e sarcasme tintant légèrement ma dernière phrase, j’adressai un bref sourire à mon professeur pour lui signaler que je ne faisais rien de plus que le taquiner. Je n’étais pas vraiment frustrée à l’idée d’être là. A vrai dire, je ne l’étais plus. Bon, d’accord, beaucoup moins. Parce qu’il est vrai que j’avais tout de même un examen le lendemain. Mais le fait qu’il m’ait offert une bière sur un fauteuil confortable et qu’il ait complimenté mes goûts en matière de musique m’avait déridée quelque peu, et je ne lui en voulais plus trop, alors…

D’autant plus que, et je devais l’avouer, le spectacle qu’il m’avait offert m’avait fait me poser bien des questions à son égard. Je découvrais une facette de mon professeur que je n’avais jusqu’alors jamais remarquée durant les cours. Après, je n’écoutais pas vraiment non plus ; du moins, pas toujours… Mais j’étais curieuse d’en apprendre plus, et je le lui fis bien comprendre en regagnant ma place sur le fauteuil, ma boisson à la main.

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MessageSujet: Re: La Belle et le Clochard - à peu de choses près [PV Zoltan Parsk]   Mer 25 Juil - 10:44

Bon, même si peu loquace, je la vois s'installer tranquillement dans le fauteuil et s'ouvrir un bière tranquillement, pendant que je sors quinze mots à la seconde tel un rappeur sous speed. Ca a le mérite de me détendre un peu de la voir réceptive à mes paroles, malgré son mutisme apparent. J'ai pu voir aussi que ma remarque sur son t-shirt avait fait mouche, ça a ptêt aidé à la dérider. Tant mieux, bien joué, Zo ! Et en prime, je peux l'appeler Sid. Nickel, on pourra discuter tranquillement après, si elle veut bien !

- Accio Baguette.
...
...
...
Pourquoi ça marche pas ?... Elle est où la préfète de 5ème année, là ? Alors qu'elle se retourne pour me demander où se trouve ma baguette, je m'empresse de cacher mon air dépité qu'elle n'a pas eu l'air de remarquer. Mes grand yeux se ferment pour atteindre une taille plus normale, ainsi que le rond parfait formé par mes lèvres, mais entièrement. Enfin, je haussai mon sourcil droit pour montrer mon interrogation face à cette absence de résultat. J'essayais dans le même temps de me convaincre que c'était juste une petite erreur de sa part et qu'elle fera mieux juste après.

"Ben nan justement, je crois qu'avec l'explosion, elle est partie dehors, genre... weg... loin... S'pour ça que j'ai même pas essayer de la chercher..."

J'ai dit ça avec un petit côté... honteux, genre le môme qui a fait une bêtise. Pas très grave, réparable, mais qui se sent mal et qui veut pas blesser les gens..

Tandis qu'elle réessaie, j'entends un léger bruissement dehors, comme si quelque chose de lourd bloquait quelque chose. Comme le mec dans ces films d'actions, la jambe bloqué sous une poutre en métal. Qui meurt jamais. Jme demande bien pourquoi, d'ailleurs... Ah oui, les scénaristes et les producteurs. Mais reprenons, l'amas d'objet laisse une place à un autre, plus petit, qui se met à filer vers Sidney à toute allure, et je reconnais ma baguette au moment où elle l'attrape !

"AAaaaaaahhh !!! Du bist toll !"

Une baguette retrouvée ! Et intacte, en prime ! J'avais tort de douter d'elle ! Pas besoin de racheter de baguette, donc pas besoin de retourner sur le chemin de traverse pour en acheter une, donc moins de chance de me faire remarquer. Je peux aussi réparer tous les dégâts provoqués par l'explosion, dont mon mur, et aussi ranger tout mon bazar et faire la vaisselle... vaisselle qu'elle n'a pas l'air d'avoir remarqué au passage, tant mieux...

Je l'entends prononcer quelques phrases, mais je ne les comprends pas tout de suite, étant encore dans ma ferveur d'avoir retrouvé ma baguette ! Trop de ferveur, diront certains, d'autant plus qu'oubliant toute convention sociale, toute règle établie interdisant la proximité professeur élève, je ne peux m'empêcher de lui attraper l'arrière de la tête, et de lui faire un bisou sur le front bien appuyé ! Vous savez, ce genre d'embrassade purement amicale où un enthousiasme débordant vous envahit et vous fait sauter dans tous les sens, vous fait faire des câlins à tout le monde, vous fait devenir complètement gaga... Un peu comme être bourré, sauf que là, c'est plus une effervescence mental. Sans gueule de bois. Et dont on se souvient le lendemain. Bref, une embrassade durant une bonne seconde, comme n'importe qui le ferait lors d'une victoire sportive ou personnelle importante.

"MMMMMMMMMMOUUUUAAAAAAAAHHHHHHHH  !!!"

Je la relâche aussitôt réalisant tout de même que je viens d'embrasser une élève sur le front, sans savoir si elle était d'accord et que je la connais à peine. J'vais être une source de potins, moi, demain... Enfin, demain, ou après les exams. Sûr !

"Euh, désolé, juste l'excitation, jsais pas trop ce qui m'a pris" avouais-je un peu honteux, les joues légèrement rouges, non pas pour l'excitation, mais pour la gène, cette fois-ci. " J'espère que je ne t'ai pas choqué, ça ne devrait pas se reproduire, normalement. Enfin, sauf si je reperds ma baguette et que tu me re-sauves la vie... Mais j'essayerai de me contrôler, la prochaine fois ! Même si j'espère qu'il n'y aura pas de prochaine fois." laissant transparaître mon amusement, en espérant briser la tension que j'ai pu instaurer sans m'en rendre compte.

Ses mots font enfin tilt dans ma tête et je réalise qu'elle m'a proposé son aide pour ranger tout mon bazar. Malgré ma forte envie, je réfrène mes idées de lui refaire une embrassade de ce genre, surtout que je ne sais pas du tout si elle l'a bien pris vu que j'évite un peu son regard... Elle me rappelait dans le même temps qu'elle est en période d'examen, et que je tombe pas au meilleur moment. Malgré le petit sourire qu'elle m'avait montré pour ne pas me faire culpabiliser, une part de moi m'en veut d'empêcher une môme brillante de réviser la veille d'un exam. Surtout par ma seule faute ! Une troisième fois, mes joues rougissent, trahissant ma honte de m'accaparer un élève... Mais je ne souhaite pas non plus lui montrer que je ne lui porte aucun intérêt. Loin de là ! Elle vient de me sauver, ce serait un comble ! C'est donc avec ces idées que je prononce les mots suivants, préférant passer à autre choses :

"Ah, c'est super cool de me proposer ton aide ! Super nett. Écoute, si t'as révisions pour demain, je veux pas te déranger plus longtemps, t'as certainement mieux à faire qu'aider un prof à réparer ses erreurs... Mais si t'es sûre de toi, alors ouaip, je veux bien que tu m'aides un peu. Puis on pourra parler de ta copie si tu veux, et tu pourras me poser toutes les questions que tu veux ! J'imagine bien que t'as quelques questions, avec tout ce que tu viens de voir et faire..."

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Sidney J. Pond

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MessageSujet: Re: La Belle et le Clochard - à peu de choses près [PV Zoltan Parsk]   Jeu 26 Juil - 21:05


Une grimace déforma aussitôt ma bouche, tandis que tous mes muscles se crispaient un à un. Incapable de réagir, paralysée par la gêne, je me tenais ainsi, debout, complètement rigide, mal à l’aise au possible.

Zoltan Parsk, soit mon professeur de Soins aux Créatures Magiques et accessoirement Garde-Chasse du collège Poudlard, venait de me prendre la tête entre ses mains et de m’embrasser sur le front.

Non mais ça va pas ?!

C’était quoi, son problème ? A quel moment il faisait ça ? Qui fait ça ? Et mon espace vital, alors ? Et le respect de notre relation prof-élève, alors ? Et le… argh, plus jamais, ne me touchez plus jamais !

Il s’excusa derechef, visiblement conscient – trop tard – de ma réticence concernant tout contact physique. Je tressaillis malgré moi lorsqu’il évoqua la possibilité qu’il y ait une « prochaine fois », frissonnant d’appréhension. Salazar, faites que cet incident ne se reproduise jamais plus. Par pitié. Je ne le supporterais pas une seconde fois. Ca causerait ma mort sur le champ, à tous les coups.

Je profitai de son ultime tirade pour me reconstituer une expression du visage un peu plus neutre, et tenter de relâcher mes muscles au passage, sans grand succès. Au moins, je n’étais plus plantée comme un mât chinois. Mes épaules avaient pu s’affaisser quelque peu, me faisant prendre conscience de mon dos endolori. Ca promettait…

Il me demanda indirectement si j’avais des questions. Haussant les sourcils, je clignai des paupières, à la ramasse. A vrai dire, avec cette intrusion inopinée dans mon espace vital (j’en étais encore sous le choc), c’était comme si tout ce qu’il s’était passé juste avant n’avait jamais eu lieu. L’effet d’une douche froide je vous dis. Affreux. En parlant de douche, il fallait à tout prix que j’aille me frotter le front pour essuyer cet affront (ha, ha).

Reprenant enfin conscience de l’endroit où j’étais ainsi que de la raison qui justifiait ma présence en ces lieux, je soupirai. Pinçant les lèvres, je repris ma baguette magique et la pointai sur le professeur, cette fois-ci. Je plissai les yeux pour viser son visage, avant de prononcer distinctement :

- Tergeo.

L
es taches de roussi restantes s’envolèrent, révélant une peau impeccable, comme si elles n’avaient jamais été là. Je m’éclaircis la gorge et tentai difficilement de sourire, avant de reprendre :

- C’est déjà ça de fait. Bien, par où commencer à présent ?

L
a gorge nouée, ma voix avait soudainement pris des sonorités plus rauques. Je retournai vers le fauteuil en prenant bien soin de ne pas croiser le regard de mon professeur, chopant la bière au passage. J’en bus quelques gorgées pour faire passer la pilule, essayant tant bien que mal de passer outre cet épisode dérangeant pour lui comme pour moi.

Mes doigts vinrent trouver l’arête de mon nez, la massant machinalement pour chasser mes pensées négatives. Allez, Sidney, reprends-toi, tu vas pas laisser un vulgaire baiser sur le front te gâcher ta soirée, tout de même !

Soupirant à nouveau, je reposai la bouteille au frais, avant de contourner le fauteuil pour m’approcher du bordel dû à l’explosion. J’admirai quelques secondes les dégâts, avant de me tourner vers Parsk, une moue hésitante sur les lèvres.

- Ca va pas être facile… On s’y met ?

M
ains sur les hanches, baguette entre les doigts, j’attendis sagement ses directives, telle l’élève réceptive que j’étais. Au final, cette entrevue pourrait aussi me permettre de réviser ma pratique. Autant en tirer du bon.

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MessageSujet: Re: La Belle et le Clochard - à peu de choses près [PV Zoltan Parsk]   Jeu 26 Juil - 22:27


- Tergeo.

Ah !! Was ist das ??! Hein, de la poussière ? Qui s'en va de mon visage. D'accord. Surprenant, quand on connait pas ce sortilège... Enfin comme tous les sortilèges. Surtout pour un moldu. Je ne me souviens même pas de mon arrivée à Poudlard, trop jeune. Mais je me souviens de la surprise phénoménale que ça a été. "Je ne suis pas tout seul ! Et ces gens font des trucs de dingue ! C'est incroyable ! Par contre, on se croirait au moyen age, ici..."

"Ah nickel ! T'es géniale, merci !"

N'empêche, elle gère la petite, j'ai bien fait de la choisir ! Si elle reste, elle fera probablement mieux que moi, elle se démerde bien ! En tout cas, ça a l'air d'être une chouette gamine, vraiment sympa.

- C’est déjà ça de fait. Bien, par où commencer à présent ?

Oh. Merde.
SCHEISSE ! Pourquoi il a encore fallut que je mette les pieds dans le plats, bien comme il fallait ? Je pouvais pas me retenir de faire ce malheureux bisou ? Nan ? Il fallait vraiment que je fasse ça, pour bien défoncer une élève ? A croire que je suis maudit... Mon dieu... Enfin bon.
Tu peux la faire à pas mal de monde, Sid, mais pas à moi. J'ai vu trop de truc. Trop de gens, feindre que tout allait bien, trop de faux semblants. Trop de gens feindre que tout allait mal aussi, d'ailleurs. J'ai vu trop de trop de carapace, trop de mensonge pour ne plus arriver à les discerner. On te promet que tout ira bien. Puis on te fout un poignard dans le dos. Littéralement ou pas, d'ailleurs. J'ai trop connu ça pour ne plus voir le mensonge. Et en plus, là. Ça s'entend. J'te connais à peine, mais je sais déjà que ta voix t'a trahie. Et puis tu m'évites. T'évites mon regard. Ça se voit comme un zeppelin en flamme dans une nuit noire.
Je sais que ma capacité de discernement a des limites, et là, c'est trop facile. J'ai dû entamer beaucoup plus profondément. Il a fallu. Il a fallu que je fasse ça à l'élève qui en avait pas besoin. A l'élève qui a besoin de sa carapace, et moi je viens taper dedans à coup de barre à mine, comme un Panzerschreck vient détruire une porte en bois. Vraiment con...

Faut pas qu'elle boive trop non plus, sinon, les conséquences de mes actes seront encore pire que les problèmes qui m'y ont menés...

- Ca va pas être facile… On s’y met ?

Presque. Je pourrai presque y croire. Mais nan. J'ai vu tes lèvres. J'ai vu ton regard. J'ai vu ta posture et tes épaules qui frémissent.
D'un côté, t'as l'air de vouloir m'aider. Et c'est cool. Mais j'ai chié dans la colle. Et même si, toi, c'est ta manière de gérer, tout garder pour toi et te renfermer, moi c'est l'inverse. Alors on va faire bien gaffe. Et je vais faire en sorte de prendre mon temps pour pas dire trop de bêtises.

J'ai la mine déconfite, malgré la propreté apparente. Elle comprendra directe que je l'ai rodée.

"Écoute..." allongeant le "e" de la fin. J'hésite, je ne sais pas trop par où commencer. Un instant passe pour qu'un fil directeur se forme dans mes pensées.
"Écoute... Désolé. Je voulais pas te mettre mal, je pensais pas.
Je veux pas me réfugier derrière la culture allemande, beaucoup plus... décomplexée, ce serait mal venu de ma part.
J'aurai tout simplement pas dû, je recommencerai pas.
Excuse moi."

Je pourrai continuer longtemps comme ça, me confondre en excuse jusqu'à ce qu'elle en ai marre et parte, mais les plus courtes sont les meilleures. Et elle a pas l'air d'être trop dans les grands discours donc autant pas en faire des masses.
Même si je guette sa réaction, je me permets de continuer, en espérant détendre un peu l'atmosphère :

"Bon, plus sérieusement. Musique. On met quoi ? Pas de session ménage sans musique, chez moi !"
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